Les questions pièges en entretien d’embauche

Pour tout le monde, l’entretien d’embauche comporte des pièges. Mais, pour les femmes, il existe quelques risques supplémentaires. Voici comment les éviter pour mettre toutes les chances de votre côté.

Les questions pièges classiques

Sylvie Bernard-Curie, associée et directrice des ressources humaines de KPMG, suggère également de préparer quelques questions fréquentes comme :

– « Que savez-vous de l’entreprise » ?

« Il faut évidemment aller surfer sur le site de l’entreprise avant, être au courant de l’actualité qui la concerne, chercher de l’information sur le recruteur qui va nous recevoir en le « google-isant » et éventuellement parler avec une ou deux personnes qui y travaillent déjà », conseille-t-elle.

– « Pourquoi vous plutôt qu’un autre pour ce poste ? »

« C’est encore une façon de vous demander vos qualités mais en les croisant avec votre compréhension du poste. C’est une question importante à préparer car elle oblige à bien réfléchir à votre compatibilité avec les attentes de l’entreprise. »

– « Quel est votre projet à cinq ans ? »

« Vous pouvez répondre que cinq ans, c’est très long et accepter de développer les trois ans qui viennent. Ce genre de question n’apporte pas grand chose : en effet, vous allez répondre que vous vous projetez dans le poste et l’entreprise auxquels vous postulez ! »

Les questions sur la vie privée

– « Comptez-vous avoir un enfant prochainement ? »

« Bien sûr, ce genre de question est interdit par la loi, rappelle Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales. Cependant, je déconseille de répondre : « ça ne vous regarde pas ! » Le problème de l’entretien d’embauche, c’est le choc entre une histoire personnelle (« Je veux ce job, j’en ai besoin, il me le faut, donc je dois prendre le moins de risque possible ») et une histoire collective (« Essayons de faire avancer les choses pour les femmes, l’entreprise doit prendre en compte la parentalité »). L’entretien d’embauche n’est, en aucun cas, le lieu pour afficher ses convictions en faveur des femmes si l’on en a. Le rapport de forces est trop inégal. Si la candidate est intéressée par le poste et l’entreprise, je lui conseillerai plutôt de ruser. Plutôt que de jouer la franchise totale (« Oui, je veux mettre en route un enfant dans un an »), il est préférable de répondre : « Oui effectivement je viens de me marier (variante : « Je vais me marier »), mais je tiens à m’investir pleinement dans ce poste et la question d’un enfant n’est pas à l’ordre du jour. »

– « Je vois que vous avez deux jeunes enfants, comment êtes-vous organisée pour les faire garder ? »

Même si la question vous révulse, répondez-y de façon la plus rassurante possible. Mais veillez à restez discrète. En effet, dans un entretien d’embauche, les réponses peuvent être beaucoup plus indiscrètes encore que les questions… Inutile de commencer à raconter votre vie. Une chose est de dire : «  J’ai deux enfants gardés à la maison par une nounou », une autre de donner leur noms, leurs âges, leurs dernières maladies, etc. Ramenez toujours l’entretien à votre désir de vous impliquez dans ce poste.

Les questions sur votre ancien job

Si le départ d’une entreprise s’est mal passé, autant dire pourquoi de façon franche avec vos propres mots. Mais attention : restituer les faits dans un environnement, une équipe, un cadre (harcèlement, plan social, restructuration interne…). S’il est préférable de bien quitter son entreprise, ce n’est malheureusement pas toujours possible.

Publié le 26/03/2014 – Elle.fr

Bientôt le retour des soirées de recrutement « Plug and Work » pour jeunes diplômés. Infos et inscription sur : http://www.plugnwork.fr/