Minable cet entretien ? Et si nous en faisions quelque chose (ensemble) ?


Un constat partagé par tous : la préparation en entretien est utile… et fastidieuse (si, si, avouez-le…).
 
Mais, cette préparation n’est efficace que si elle est apprenante : l’entretien en soi n’est rien, il fait partie d’un tout (le processus de recrutement) du premier contact – Cv ou réseau- jusqu’à la prise de décision avec la signature du contrat.
 
En résumé, la candidature sert à obtenir un entretien, l’entretien sert à prendre une décision de recrutement, la décision de recrutement sert à la prise de fonction, la prise de fonction… sert le besoin de l’entreprise.
 
Et si nous le remettions, ensemble, à sa place, cet entretien ? Je vous propose de l’explorer sous 3 angles différents (il y en a certainement d’autres) et en 3 billets (donc) : duo vs duel, tempo vs affannoso, enfin pertinence vs impertinence.
 
Un duo qui ne doit pas être un duel.
 
La perception (côté candidat) :
 
L’entretien, c’est vous contre le recruteur, c’est un ressenti partagé par nombre d’entre vous… LUI, MOI, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde, il ne m’a pas écouté, il n’a pas compris mon projet.
 
Et nous voilà, comme au théâtre :
 
– Ma cape (dans lequel je me drape avec dignité d’ailleurs) : Pas question de répondre à ce (rayer la mention inutile : jeune vieux peu sympathique) recruteur, enfin pas question de faire de la diplomatie, non mais…
 
– Son épée (acérée évidemment, et qui vise là où ça fait mal) : ahahaha et ce projet a été abandonné par l’entreprise c’est cela ?
 
– La horde (juste derrière la porte, prête à prendre notre place) : des cadres qui comme vous cherchent un job, et qui comme vous à ce moment précis vous voient comme un concurrent, eux aussi entreront dans l’arène prêts à combattre pour ce job !
 
Comment voulez-vous être professionnel dans cet échange si tout parait déjà contre vous ?
 
La réalité :
 
Le dialogue qui s’engage lors d’un entretien est de professionnel à professionnel, pas un combat égal, mais un échange équitable.
Ne prenez plus le recruteur pour un ennemi, mais pour ce qu’il est réellement : un professionnel qui a la mission importante de choisir (en un ou 2 échanges) un nouveau collaborateur pour qu’il participe au développement de l’entreprise.
 
Et ce choix engage sa responsabilité. Vous n’avez pas cette perception de lui ? Soit.
 
Acceptez alors qu’il ne vous perçoive pas non plus comme un professionnel. Instaurez le respect par votre professionnalisme.
 
Ne vous préoccupez plus de l’image que vous avez de l’autre, préoccupez vous de l’alliance que vous pouvez lui proposer : vos compétences, vos motivations au service de SON projet. Ensuite, il fait un choix.
 
Vous en faites tous les jours, admettons ensemble que certains sont plus faciles que d’autres et que – concernant le recrutement – une part de la décision sera prise sur la perception de vos atouts pendant ce moment de communication.
 
Alors êtes-vous prêt à jouer le bon rôle ?
 
La bonne posture :
 
Vous AVEC le recruteur. Donnez du sens à l’échange, posez des questions liées à l’entreprise, au poste, aux missions, engagez des hypothèses de travail, bref, soyez déjà DANS le poste.
 
1 / Ecoutez les questions :
 
Question fermée, réponse courte attendue (exemple : êtes-vous mobile : oui, non, et si oui donnez le périmètre, plutôt que oui, mais (et 5 minutes d’explication qui finalement aboutissent à ce que le recruteur comprenne « non »).
 
Question à choix multiple (vous êtes A ou B ?), évitez de répondre C… s’il est bon de vouloir montrer ses talents, le recruteur teste aussi votre capacité à intégrer des directives…
 
Question ouverte (dans telle situation que feriez-vous), prenez le temps de visualiser les 3 points clés de votre réponse, de répondre dans l’ordre a priori cohérent au regard du poste.
 
2 / Prenez le temps d’une inspiration (dans les 2 sens…) avant de répondre. Evitez les tirades monologues, inspirées certes mais souvent néfastes en terme de contenu (trop d’infos…). Au final, votre attitude (communication non-verbale) compte autant que les mots prononcés, autant alors paraître serein (et l’être 🙂 )
 
3 / Laissez la place au silence, ne cherchez pas à combler le vide (10 secondes de silence c’est long, mais fructueux si cela permet au recruteur de repositionner l’échange plutôt que de vous laisser partir sur des longues routes solitaires…
 
Rangeons donc capes et épées, pour faire équipe ! Et vous voilà au centre d’un échange réel, de collaboration, pour co-écrire une scène essentielle du recrutement.
 
L’issue ? Comme pour toute communication, elle est incertaine, car vous ne saurez pas ce que les autres candidats ont joué, mais vous aurez donné dans ce laps de temps le meilleur de vous-même, non ?
 
Source ; blog-experts.cadres.apec.fr
 
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