Pourquoi choisir un MBA (Master of Business Administration)


Le MBA(Master of Business Administration) jouit d’une prestigieuse aura.
 
Conçu pour booster la carrière des cadres, il peut aussi être proposé à des bac+4/5 sans expérience professionnelle. Alors utile ou pas pour vous de se lancer dans une telle formation ? Éléments pour vous aider à trancher.
 
Aux États-Unis, c’est la formation phare des Business Schools, le sésame pour grimper dans l’organigramme des grandes entreprises. En France, le MBA ne s’est implanté que récemment. Mais, sous la pression de l’internationalisation des carrières et de la demande croissante de formation continue, il s’est développé à grande vitesse dans les écoles de commerce de l’Hexagone.
 
Les MBA « authentiques »
 
Sur les quelque 80 formations autoproclamées « MBA », le diplôme « authentique », calqué sur le modèle américain, est proposé dans une vingtaine d’écoles de commerce françaises seulement, dont « quatre ou cinq avec une vraie dimension internationale », assure Patrice Houdayer, directeur général délégué de l’EM Lyon.
 
Plusieurs formules existent : à temps plein ou partiel, avec des cours les vendredis après-midi et les week-ends. Ces formations d’un ou deux ans, généralistes, souvent dispensées en anglais, se vendent comme des « accélérateurs de carrière ».
 
Le candidat type ? Un ingénieur, un pharmacien, un juriste ou un biologiste qui a fait le tour de son poste et souhaite évoluer vers des fonctions plus larges, par exemple au sein d’une direction générale.
 
Les recruteurs l’affirment : c’est pour ces profils dits « spécialisés » que les MBA sont le plus efficaces, bien plus que pour quelqu’un qui a suivi à la base un cursus en management. Mais attention : l’investissement pour un MBA généraliste varie entre 25.000 et 40.000 €, et même jusqu’à 48.000 € pour celui de HEC pour les seuls frais de scolarité (sur 16 mois), et 59.500 € pour l’INSEAD.
 
Un accélérateur de mental…
 
Une fois admis, les participants se sentent souvent « boostés » : ils prennent du recul par rapport à leur métier, apprennent de nouvelles techniques, travaillent en équipe, font fructifier leur réseau et sont également « coachés » sur le plan personnel.
 
De nombreux MBA, comme l’EMBA proposé à l’EM Strasbourg, incluent des voyages d’études à l’étranger (en Chine, aux Etats-Unis, en Pologne, etc.), au cours desquels les participants visitent des entreprises et rencontrent des managers locaux.
 
Mais, à la sortie, le jeu en valait-il la chandelle ? Cela dépend des projets, mais les MBA sont la plupart du temps efficaces pour accompagner une réorientation. Une chose est sûre : en matière de salaire, il ne faut pas s’attendre à des miracles.
 
« Les augmentations sont souvent limitées à court terme. Mais à moyen terme, un MBA peut aider à atteindre des postes à fortes responsabilités, avec de hauts salaires », constate Françoise Dissaux-Doutriaux, fondatrice du cabinet de conseil RH K-Personna. Dans tous les cas, s’ils envoient un signal positif aux recruteurs, les MBA ne sont jamais des passages obligés. En France, le diplôme de formation initiale garde en effet une importance capitale, qui va primer sur le MBA.
 
… et de réseau
 
Opter pour un MBA peut aussi se révéler payant pour se constituer un réseau dans un secteur précis.
 
C’est le cas notamment pour les MBA très spécialisés qui se sont développés ces dernières années : le Wine & Spirits MBA à Kedge Business School, l’EMBA développement durable et responsabilité sociale des organisations à l’EM Strasbourg, le MBA tourisme à l’ESC La Rochelle, l’Executive Health MBA développé par l’École des hautes études en santé publique, en partenariat avec l’ESCP et l’Université de Columbia, etc.
 
Source ; letudiant.fr
 
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