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La formation ATAWAD : la fin de la salle de classe ?

Published on 10 septembre 2013 by in Divers


ATAWAD est un acronyme utilisé pour l’expression : Any Time, Anywhere, Any Device. Le terme d’ATAWAD est généralement utilisé pour désigner la tendance selon laquelle les individus souhaitent de plus en plus pouvoir accéder à un contenu quelque soit le moment, le lieu ou le mode d’accès (TV, ordinateur, mobile, tablette, console, etc.).
 
Les nouvelles opportunités offertes par les outils digitaux
 
Voici une expérience simple que vous pouvez tous faire : observer autour de vous le nombre de gens qui utilisent leur smartphone dans les transports en commun. Vous constaterez qu’ils sont très nombreux -et de plus en plus- à s’en servir. Lire des articles, écrire des SMS, jouer, traiter des emails ou encore communiquer via les réseaux sociaux, les usages sont nombreux. Autre signe de cette tendance, si vous demandez autour de vous quel est votre premier réflexe lorsque vous cherchez une solution ou une information, il y a fort à parier que la réponse la plus fréquente soit « je vais sur Internet (forums, Wikipédia, presse spécialisée, etc.) ».
 
La technologie permet aujourd’hui de travailler où que l’on se trouve (au bureau, à son domicile, dans les transports ou dans un lieu de vacances) et donc à n’importe quelle heure, brouillant ainsi la frontière entre vie professionnelle et vie privée.
 
Par ailleurs, pour faire face à l’intensification des rythmes de travail, les salariés utilisent les terminaux mobiles pour gérer plusieurs tâches en même temps. Pourquoi ne pas se former en bougeant ou en instantanée ?
 
Le mobile learning une bonne façon d’optimiser les temps creux
 
Ces changements de pratiques du travail ont des répercussions majeures sur le rapport à la formation et à l’apprentissage des salariés. En effet, il est de plus en plus difficile pour les salariés -et en premier lieu les cadres- de dégager une plage de temps dédiée à la formation. L’alternative consiste à exploiter les « temps creux » : le temps entre 2 réunions ou le temps passé dans les transports. D’ailleurs, le temps passé dans les transports par les salariés augmente, d’une part car les déplacements (professionnels et personnels) sont de plus en plus fréquents et d’autre part du fait de la stratégie de délocalisation de bon nombre de sièges sociaux. Citons par exemple le cas de SNCF et de SFR qui ont choisi de délocaliser leur siège à Saint Denis.
 
Ces « temps creux » sont des temps courts, où le salarié n’est en général pas devant son poste de travail.
 
Dans le même temps, le rapport à l’apprentissage évolue en termes de media. Les citoyens comme les salariés ont de plus en plus recours à la transmission informelle de savoirs et savoir-faire. Le partage de bonnes pratiques et d’informations passe désormais dans une large mesure par la vidéo et par des échanges sur les réseaux sociaux. L’explosion du volume de vidéos « comment faire pour / how to » sur Youtube ou Daily Motion en témoigne.
 
Enfin, les salariés expriment le besoin d’avoir les réponses opérationnelles et pragmatiques de façon immédiate. Ce besoin est étroitement lié à l’exigence de flexibilité et de réactivité évoquée plus haut.
 
La formation s’adapte donc à cette nouvelle donne et à ces nouveaux besoins en proposant de nouveaux modes d’apprentissages, plus interactifs, plus visuels, plus flexibles, moins formels et accessibles en mobilité : mobile Learning, social Learning, rapid learning, serious games, etc.
 
Le mobile Learning à utiliser avec perspicacité
 
Le mobile Learning peut être défini comme l’apprentissage sur terminaux mobiles (tablettes, smartphones). Le potentiel est immense : se former potentiellement en tout lieu et à tout moment pour coller au plus près à la disponibilité de la population cible et à ses besoins. Moins encombrants que des livres ou des PC, les terminaux mobiles peuvent en outre offrir des fonctions collaboratives inter-apprenants.
 
Pour autant, l’avènement de ces nouveaux formats, et plus particulièrement du mobile Learning, n’implique pas l’abandon des formats classiques. En effet, le mobile Learning ne vise pas les mêmes objectifs que les formats traditionnels et doit donc s’inscrire en complément du présentiel. Cela tient non seulement au contexte d’utilisation (temps creux où l’on est susceptible d’être dérangés ou distrait), mais encore au format qui ne se prête pas à l’acquisition de certaines compétences. Par ailleurs, le recours à ce type de formation pose la question de l’évaluation de l’acquisition de savoirs et s’avère compliqué sur le plan technique (adaptation à différents terminaux dont les changements de version sont fréquents, sécurité de l’accès aux contenus, présence d’une connexion internet, adaptation aux différentes tailles d’écran, etc.)
 
Une utilisation intelligente de ce mode de formation consiste à proposer des modules très courts (environ 10 minutes), ciblés sur des sujets précis et opérationnels et permettant d’apporter des réponses très concrètes utilisables immédiatement, « juste à temps ». Cela facilite l’accès à des éléments de réponse sur des points précis en ligne avec les réalités métier. Par exemple, des commerciaux peuvent être amenés à consulter un module spécifique pour clarifier un détail d’une offre avant d’effectuer un rendez-vous client.
 
Par ailleurs, les modules accessibles en mobil Learning doivent être pensés par rapport aux contextes d’utilisation. A cet égard, une bonne pratique est de proposer des contenus visuels, interactifs et comportant peu de texte. Le mobile Learning peut être porteur de valeur ajouté s’il s’intègre en amont (préparation) et/ou en aval (travail complémentaire) d’une formation plus « lourde » visant à ancrer et à mettre en pratique des savoirs, savoir-faire ou savoir-être complexes.
 
Merrill Lynch a par exemple lancé une expérimentation en déployant 3 modules de mobile Learning sur le sujet Compliance auprès de 60% de la population cible. La formation a été déployée sur une période de 2 mois auprès de collaborateurs utilisant tous le même smartphone et basés aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen Orient et en Asie. Les modules ont été conçus en respectant deux règles du jeu fondamentales :
 
Un modèle navigationnel très simple, nécessitant très peu voire pas d’explication sur le fonctionnement. La navigation au sein du module devait être très proche des habitudes des utilisateurs du smartphone dans le cadre d’autres usages (faire défiler le texte sur l’écran, « cliquer » sur un lien, etc.) de façon à ne pas « perdre » les utilisateurs.
Un module accessible partout et à toute heure, indépendamment de la disponibilité du réseau. Pour cela, le contenu était « chargé » directement dans le smartphone. Dans le même esprit de simplification de l’accès à la formation, la progression du module était enregistrée automatiquement sans action requise de la part de l’utilisateur. L’apprenant peut ainsi facilement reprendre le module où il l’avait laissé.
 
Cela s’est avéré fructueux dans la mesure d’après une enquête interne réalisée a posteriori : 99% des participants ont jugé le format et le media adaptés aux objectifs et 100% ont déclaré être prêts à suivre d’autres modules en mobile Learning.
 
Source ; rh.sia-partners.com
 
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