1 200 embauches prévues en 2013 dans les McDonald’s d’Alsace

Figurant parmi les tout premiers recruteurs de France, l’enseigne McDonald’s prévoit d’embaucher massivement en Alsace avec une méthode de sélection mise au point par Pôle Emploi.

 

 

 

 

 

« J’ai été mis en situation de stress avec une succession d’exercices et ça s’est très bien passé », a sobrement témoigné hier matin Gaël, 26 ans, salarié de McDonald’s Brumath où il s’occupe de formation. Ce titulaire d’une licence en droit avait un peu peiné avant d’être recruté par le biais de la « méthode de recrutement par simulation », une approche mise au point par Pôle Emploi et délibérément sans étude du CV.

C’est ce que souhaite développer McDonald’s dans toute la France, sur la base d’un accord-cadre avec Pôle Emploi signé le 25 septembre, a rappelé le vice-président en charge des ressources humaines chez McDonald’s France Hubert Mongon. En présence de responsables d’exploitation, de collaborateurs et de franchisés, ainsi que de représentants de Pôle Emploi, réunis au premier étage du restaurant de la Meinau, M. Mongon a indiqué que les établissements alsaciens, au nombre de 36, vont recruter quelque 1 200 personnes cette année, pour 80 % en contrat à durée indéterminée.

Il s’agit de renouveler les effectifs, bien sûr, mais aussi de répondre aux besoins de développement de la célèbre marque. Elle compte 251 restaurants dans le nord-est, 68 franchisés et environ 13 000 salariés.

Selon Ioannis Georgiou, « compagnon de route » historique de McDo à Strasbourg, franchisé en charge de sept restaurants, la méthode par simulation « permet de recruter des gens de valeur qui restent longtemps avec nous. C’est une méthode vraiment non discriminatoire ».

Ivane Squelbut, directrice territoriale Bas-Rhin chez Pôle Emploi, a insisté sur le fait que ce mode de recrutement, reposant sur une analyse très précise des besoins, s’abstrait totalement du CV et de la lettre de motivation : « Il faut amplifier cette méthode qui est bonne pour des recrutements en nombre et permet de surmonter bien des obstacles. Mais il faut que les employeurs l’acceptent ».

Dans une branche où les besoins sont importants et les emplois « non délocalisables », la concurrence est assez vive entre les employeurs traditionnels et enseignes de restauration rapide. Selon Hubert Mongon, ces dernières sont attractives pour des professionnels des établissements traditionnels, mais aussi pour de nombreux profils issus de l’industrie ou des services ayant détruit des emplois.

Article publié le 14 février 2013 – dna.fr – Antoine Latham

 

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