Réussir son entretien d’embauche dans un lieu public

 

Les recruteurs n’hésitent plus à mener des entretiens dans des lieux publics. Hall de gare, salon d’aéroport, bar d’hôtel, café du coin… tout y passe. Une ambiance compliquée à gérer pour le candidat, souvent en situation de stress. Nos conseils pour sortir gagnant de ces entretiens atypiques.

 

Repérer le recruteur

Lui il vous connaît mais vous, non. Normalement, un recruteur sérieux sera arrivé avant vous au rendez-vous. « Passez-lui un coup de fil en arrivant sur place afin qu’il vienne vous accueillir ou vous indique son emplacement précis », prévient Denis Simon, responsable du Relations entreprises et carrière de la faculté libre de droit de Lille. Cela vous évitera d’importuner tous les costumes-cravate de l’assemblée.

 

Ne pas se laisser distraire

Même si vos voisins de bar sont Brad Pitt et Angelina Jolie, votre attention doit être focalisée sur le recruteur. On se met dans une bulle et on garde lecontact visuel permanent avec son interlocuteur. Pour gagner en efficacité, on entre dans le vif du sujet une fois la boisson (si c’est le cas) servie. Ainsi, plus d’interruption possible.

 

Même si le décor moins formel s’y prête, attention à ne pas être trop décontracté. Vous êtes là pour convaincre, on ne s’affale pas sur les sièges, on se tient droit en bout de siège et on maîtrise ses gestes. « Même si les premières minutes d’échange risquent de porter sur l’environnement, le candidat ne doit pas perdre de vue la raison de sa présence », insiste Laurent Hürstel, directeur associé du cabinet Robert Walters.

 

Un entretien sur le savoir-être

Le recruteur va certes apprécier votre parcours et vos compétences, mais aussi évaluer votre savoir-être en société. Par exemple, votre façon de vous adresser au serveur. « Sur quel ton ? Souriant ou condescendant ? Sirote-t-il son thé en faisant du bruit ? Autant d’indices qui influeront sur l’opinion du recruteur », précise Ariane Aubart, coach et formateur en développement personnel et professionnel.

 

« Sachez qu’on ne refuse pas un rafraîchissement, c’est un moyen pour le recruteur de donner la main au candidat. De faire une pause », observe Cyril Mura, directeur du développement du cabinet Jobtimise. En revanche, on se la joue soft. Donc pas d’alcool et ce, même si votre interlocuteur s’offre un apéro. Pour vous, c’est café ou eau plate ou pétillante. Il propose de payer l’addition ? « Ne résistez pas et remerciez-le. Sinon payez votre consommation et lui la sienne », insiste Ariane Aubart.

 

Attention au timing

L’entretien sera nécessairement plus court à cause de la pression de l’environnement. Imaginez un rendez-vous à 11h dans un bar-restaurant. À 11h30, le personnel va commencer à dresser les tables. « Au bar d’un hôtel de luxe, il se peut que le piano se mette également en route. Dans ce cas, les deux interlocuteurs risquent de ne plus s’entendre », déplore Laurent Hürstel.Définissez dès le départ avec le recruteur le temps imparti à l’entretien et organisez votre discours pour évoquer les choses essentielles », conseille Jean-Michel Rolland, responsable des sciences humaines économiques et sociales de l’ISEN de Toulon et consultant en management.

 

Tirer parti du décor

Même si a priori l’environnement est hostile au candidat car méconnu, il doit tenter de s’en servir pour valoriser une ou plusieurs de ces compétences. « Par exemple son excellent relationnel lors des échanges avec le serveur. Sa capacité à décider rapidement d’un autre breuvage si la boisson qu’il souhaite n’est pas disponible. Le lieu est neutre mais l’entretien ne l’est jamais », analyse Ariane Aubart.

 

Calepin adapté

Le recruteur prendra sans doute quelques notes et vous aussi. Attention à la taille de votre carnet de notes. Selon le lieu retenu, vous aurez plus ou moins la place de vous étaler. Privilégiez donc un petit calepin passe-partout.

 

Ne pas tout accepter

« Si le candidat est convoqué dans une chambre d’hôtel ou dans un bar de quartier, il a aussi le droit de se sauver. C’est un gage de maturité et cela montre au recruteur que sa candidature n’est pas à prendre à la légère », conseille Denis Simon. Attention tout de même à ne pas fuir systématiquement ces entretiens dans des lieux atypiques.

Article publié le 12 février 2013 – keljob.com – Sylvie Laidet

 

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