Pour avoir une chance d’être pris, c’est maintenant qu’il faut être prêt

Le BIJ organise en mars un forum sur les jobs d’été, en partenariat avec les Eurockéennes.  Photo DR

 

Au cœur de l’hiver, il n’est pas trop tôt pour se demander comment pourraient être rémunérées des heures de travail au temps chaud. Pour les jeunes avides d’un premier boulot, c’est le moment de se poser les bonnes questions.

 

 

L’année scolaire ou universitaire est loin d’être finie et, pourtant, c’est en quête d’un autre travail qu’il faut déjà se tourner. Un travail beaucoup plus lucratif celui-ci. « Le job d’été, c’est le début de l’autonomie, le premier salaire, évoque Sophie Cheviron, responsable de la structure municipale Belfort Info Jeunesse (BIJ). C’est plus que de l’argent de poche. » Et au BIJ, on se fait fort d’aider les jeunes à s’y retrouver sur un monde du marché du travail qu’ils ne connaissent forcément pas. « On leur explique par exemple qu’on ne vient pas au travail en short et en tongs. Pour nous, c’est évident, mais pour un jeune qui n’a jamais travaillé, il faut tout apprendre. »

Et, déjà, première leçon à apprendre, c’est qu’il ne faut pas s’y prendre à la dernière minute pour dégoter un job d’été. « C’est maintenant que ça se passe, poursuit Sophie Cheviron. C’est toujours difficile de trouver la bonne date en fonction des secteurs d’activités où on recherche mais je confirme que c’est à partir de janvier qu’il faut s’y mettre. La SNCF, par exemple, a commencé à recruter en décembre. Pour les jobs d’animateurs, il faut attendre Pâques. » Un mauvais choix dans le calendrier perdra les néophytes. « Nous avons des demandes au mois de juin… Ceux qui viennent à ce moment-là, c’est ceux qui n’ont jamais travaillé. Ils pensent qu’il suffit de s’inscrire pour avoir un job d’été. »

On leur explique aussi comment se présenter

C’est pour mieux diriger les jeunes dans cette étape importante de leur vie d’adulte que le BIJ organise, chaque année depuis huit ans, un forum des jobs d’été (lire encadré). « L’idée est de les rendre autonomes, de les aider à faire leurs propres démarches une fois que la journée est passée. Car, pour trouver un emploi, il ne suffit pas de se pointer au forum. » L’atelier de rédaction d’un CV reste évidemment très prisé. « Mais on leur explique aussi comment se présenter. » Un stand coiffure et même une esthéticienne leur donnent des conseils pour soigner leur image. Pas anodin quand on sait que l’image est souvent la seule interface qu’un jeune peut présenter quand le CV est vierge.

« Nous leur présentons aussi les secteurs qui recrutent tout en leur disant que tout ne passe pas par les petites annonces. Celles-ci ne représentent que 30 % des offres générales. La grande distribution par exemple n’a pas besoin de venir aux forums car elle reçoit déjà assez de candidatures. Et d’autres secteurs, eux, ne prennent que des enfants du personnel », précise Sophie Cheviron.

Ces secteurs qui recrutent l’été, quels sont-ils justement dans le Territoire de Belfort ? « C’est beaucoup dans l’animation, dans les centres de vacances ou de loisirs. Là-dedans, il n’y a pas trop de problèmes pour trouver un travail. » Les bases nautiques des Forges ou celle du Malsaucy offrent ainsi pas mal de débouchés, sans oublier le festival des Eurockéennes – partenaire du forum organisé par le BIJ – qui offre également des possibilités. Pour le reste… « Il y a des offres dans les métiers à domicile. L’industrie, c’est très variable et ça dépend de la crise. La restauration, le tourisme, pas beaucoup. »

L’an dernier, la 8 e édition du forum avait affiché 1175 postes à pourvoir et avait accueilli 1780 jeunes.

 

 Article publié le 12 février 2013 – lepays.fr – Alexis Beuscart
 
Retrouvez toutes nos offres d’emploi sur Moovijob.com !