Quels sont les étudiants les plus attirés par l’étranger ?

Les jeunes français demeurent attirés par l’étranger. Ils sont en effet 27 % à être séduits par une carrière en-dehors de la France, révèle le dernier baromètre de l’humeur des jeunes diplômés Deloitte. Mais tous les diplômes ne sont pas concernés de la même manière par cette volonté d’exode…

L’étranger attire toujours autant les jeunes diplômés français. Que ce soit pour réaliser leurs rêves ou pour lancer leur carrière professionnelle, ils sont 27 % à voir leur avenir à l’étranger, estime le Baromètre de l’humeur des jeunes diplômés du cabinet Deloitte, qui a interrogé 1 001 jeunes titulaires d’un diplôme de niveau de bac à bac+5 depuis moins de trois ans.

Les filières courtes de type BTS et DUT

Les jeunes issus de filières courtes, de type BTS ou DUT, sont parmi les plus attirés par l’international… En effet, selon Deloitte, les étudiants sortant d’un IUT sont 40 % à souhaiter s’installer à l’étranger de manière définitive. Un sérieux manque à gagner pour les entreprises, puisque 20 % des recruteurs peinent à embaucher des profils de niveau bac+2, selon le baromètre Emploi publié début 2013 par le site Qapa. « Des pans entiers de métiers se retrouvent par conséquent en pénurie », constate Jean-Marc Mickeler, directeur des ressources humaines de Deloitte France.

La raison d’un tel mouvement : le plafond de verre. Car si les filières courtes permettent une insertion plus rapide sur le marché de l’emploi en France, « les pays anglo-saxons sont les destinations les plus prisées. Là-bas, c’est la performance individuelle qui prime. Ces jeunes peuvent gravir les échelons et briser le plafond de verre lié à l’origine académique trop présente en France », souligne le responsable Deloitte.

Les titulaires d’un master et les élèves de grandes écoles

En-dehors des étudiants ayant un niveau bac+2, ce sont les profils issus de filières longues qui montrent un intérêt pour l’étranger. 34 % des diplômés de master désirent ainsi s’installer définitivement dans un autre pays. Et ce chiffre est encore plus conséquent du côté des 3èmescycles universitaires (doctorat), où les diplômés sont 45 % à souhaiter passer les frontières de l’Hexagone. Pour ces profils, c’est surtout le manque de perspectives en France qui prime…

Les étudiants de grandes écoles sont, quant à eux, 31 % dans ce cas. Un chiffre corroboré par d’autres études, comme celle de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) qui affirme que la part des jeunes diplômés trouvant un poste à l’étranger est passée, en 2013, de 10 % à 12 % pour les ingénieurs, et de 18 % à 23 % pour les managers. « 85 % d’entre eux souhaitent y travailler à pour une durée de 5 ans au maximum », précise Jean-Marc Mickeler. Une façon pour eux de s’améliorer et de bonifier encore leur profil avant de rentrer en France en étant plus expérimenté !

Publié le 14/02/2014 – Orientations.com

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  1. Dewayne Brewer

    Mais comment expliquer un tel attrait pour l’expatriation? Avant tout par un marché du travail de plus en plus impénétrable en France. Parmi les jeunes diplômés ayant terminé leur cursus il y a moins de trois ans, à peine un sur deux (51%) est parvenu à décrocher un poste. Soit une baisse de quatre points en seulement un an (55%).

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