Les 4 accords toltèques pour une recherche d’emploi dans le bonheur

Publié dans les années 70 aux USA, le livre culte des 4 accords toltèques, écrit par Miguel Ruiz, s’est déjà écoulé à des millions d’exemplaires dans le monde. Ces 4 accords sont des règles de vie à passer avec soi-même pour vivre plus heureux. On s’est dit qu’en période de recherche d’emploi, parfois une grande période de doute, suivre ces accords pourrait nous faire le plus grand bien. Lisez bien ce qui suit !  

Miguel Ruiz est un neurochirurgien mexicain, né en 1952 dans une famille de guérisseurs. Une expérience de mort imminente a bouleversé sa vie. Il a alors décidé de se plonger dans le savoir de ses ancêtres toltèques (des guerriers ayant vécu dans l’actuel Mexique entre les années 1000 et 1300) en devenant chaman et en se donnant pour mission de transmettre cette sagesse au plus grand nombre. Ainsi a été publié le fameux livre : les 4 accords toltèques.

Ces 4 accords sont des préceptes de vie à appliquer pour vivre plus libre, pour vivre plus heureux et pour aimer. Selon le psychiatre François Thioly, ces idées ne sont pas nouvelles : « elles reprennent les principes de la thérapie cognitive, qui démontrent à quel point le manque de distance ou la généralisation abusive sont des pièges ».

1er accord : que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité pour ne pas médire contre vous ou contre les autres. 

Cet accord est un accord très puissant, car votre parole à un pouvoir créateur ou destructeur. Vous êtes magicien et vos mots sont comme des sorts. Pour réussir à respecter cet accord : parlez peu, mais parlez vrai.

Lors d’un entretien, si vous dites du mal de votre ancien employeur, vous donnerez une mauvaise image de vous-même. Alors gardez toujours une image positive, ne parlez pas trop vite, n’en dites pas trop ou pas assez. Pour trouver ce juste-milieu, il convient de préparer vos réponses à l’avance pour les questions habituelles.

Autre exemple d’application de cet accord ? Imaginez la scène, cocasse mais courante, où un recruteur va aux toilettes lors d’un salon de recrutement. Là il y entend des candidats médire sur son entreprise, ou pire, sa personne… Vous ne savez jamais qui vous avez en face de vous (ou dans la cabine de toilette d’à côté), alors soyez prudent de vos paroles.

Au-delà des moments de recherche d’emploi, gardez un comportement irréprochable tout au long de votre carrière et maintenez de bonnes relations avec votre réseau professionnel. Ceci vous aidera lors de demandes de recommandations auprès de vos anciens collègues par exemple.

2e accord : ne jamais faire de quelque chose une affaire personnelle

Ce que les autres disent et font, n’est qu’une projection de leur propre réalité, pas la vôtre. 

Pour comprendre cet accord, il suffit d’accepter que vous ne soyez pas responsable de ce que font ou disent les autres, vous n’y pouvez rien.

Si un recruteur ne vous accepte pas pour un poste, ce n’est pas forcément et uniquement à cause de vous seul(e), car tout n’est pas dépendant de vous. Même si vous avez postulé dans les temps, un recrutement a été validé en interne en parallèle. Un autre candidat, avec plus d’expérience en relation avec le poste convoité, a obtenu le job. On vous a recalé(e), car malgré vos compétences, votre personnalité n’aurait pas collé avec celles dans l’équipe en poste.

Dites-vous que ce poste n’était pas fait pour vous, et pas l’inverse, même si c’est le cinquième job qui vous passe sous le nez ! Cet accord est étroitement lié au 4e accord : « toujours faire de son mieux », auquel nous reviendrons plus tard.

3e accord : ne pas faire de supposition

Dans l’incompréhension, il faut toujours chercher à éclaircir les malentendus en communiquant.

Bien souvent, chercher des explications revient à former des hypothèses. Plutôt que d’inventer la vérité, poser des questions pour éclaircir les zones d’ombre vous permettra d’éviter de vous murer dans des suppositions (souvent très loin de la réalité). Les malentendus naissent d’hypothèses qui sont le fruit de notre propre pensée. L’enjeu de cet accord toltèque est de le comprendre, puis de mieux l’appréhender dans des situations concrètes.

Pourquoi n’êtes-vous pas pris pour ce poste ? Pourquoi le recruteur ne vous a pas encore rappelé(e) ? Avez-vous été mauvais(e) à l’entretien ? Lors de votre recherche d’emploi, il faut beaucoup de patience, car les processus sont parfois très longs. L’esprit pérégrine et s’invente des scénarios, parfois pessimistes, parfois trop optimistes. On s’accroche alors à des hypothèses et l’on tombe souvent de haut quand le verdict retentit.

Pour garder la tête froide, notez à quelles dates vous avez adressé vos candidatures, puis à côté le numéro de l’entreprise pour relancer en temps voulu. A chaque entretien, n’hésitez pas à demander quand vous obtiendrez un retour, quand le recruteur espère terminer sa phase de sélection et quand débutera le poste. Vous aurez une meilleure idée des délais du recrutement et saurez quand c’est à votre tour de relancer les pourparlers.

Autre point important que beaucoup de candidats ne font pas : demandez aux recruteurs ce qu’ils ont pensé de votre profil, cela vous évitera les déceptions si vous essuyez ensuite un refus. Qu’ont-ils aimé ? Moins aimé ? Un conseil à vous apporter ? Ainsi, vous ne repartirez pas faussé(e) de certitudes, et vous aurez, de surcroît, des feedbacks constructifs. Un refus ou une mauvaise expérience en entretien, c’est apprendre. Voyez le verre à moitié plein, pas à moitié vide !

4e accord : toujours faire de son mieux

Pour éviter de vous juger, faites toujours de votre mieux, autant que faire se peut. 

Si vous avez tout donné, vous ne pourrez pas vous en vouloir – qu’elles que soient les conséquences. Par contre, il faut accepter aussi que votre « mieux » change et qu’il ne sera jamais le même d’état en état. Autrement dit, ce n’est pas parce que dans une situation vous avez fait votre maximum, que vous ne pouvez pas apprendre de vos erreurs pour faire encore mieux la fois d’après. A contrario, il faut aussi accepter que « parfois la meilleure chose à faire, c’est de rester au lit« , comme le dit Miguel Ruiz. Sachez donc trouver un équilibre entre en faire trop et pas assez.

Vous avez parfois tendance à postuler coûte que coûte. Poser 50 candidatures par jour, c’est excessif. Pensez à souffler et à prendre du recul. Et privilégier du qualitatif à du quantitatif. Prenez le temps de rechercher de nouvelles sources d’annonces, de faire attention aux dates de publication des annonces, de sélectionner des offres puis d’en sélectionner certaines plus que d’autres, d’organiser et de classer vos candidatures, et surtout de relancer. Bref, pensez à varier vos tâches pour éviter les erreurs.

Toujours dans cette optique de trouver le juste-milieu entre trop et trop peu, après quelques semaines de recherches, vous verrez quel est le nombre moyen de nouvelles annonces par jour. Vous pourrez ainsi vous organiser une routine, de plus en plus élaborée, en fonction du temps que vous prend une candidature. Vous saurez alors où chercher et comment affiner votre discours auprès des recruteurs.

Le démarrage peut donc être lent, mais un temps d’observation vous permettra d’arriver à point nommé sur les bonnes annonces. Sachez ce que vous voulez, soyez exigeant(e) sur les annonces auxquelles vous postulez et vous éviterez déjà d’avoir à choisir entre un poste qui ne vous plaît que moyennement et un super poste pour lequel vous n’avez pas encore eu de retours.

Idem, lors de vos entretiens, si vous avez analysé l’offre, qu’elle vous correspond, que vous avez préparé vos arguments, vous aurez optimisé vos chances d’être retenu(e). Et si vous n’êtes pas retenu(e), vous pourrez au moins vous dire que vous n’êtes pas venu les mains dans les poches et que vous aviez fait de votre mieux. Vous sortirez grandi(e) de cette expérience pour la suite de vos recherches – rien n’est jamais perdu.

Voyez le verre à moitié plein, et postulez dès maintenant dans la bonne humeur et l’optimisme sur Moovijob.com !