FUNemployment : le chômage du côté fun

On a tous des personnes de notre entourage un jour au chômage. Avec ces 10,5 % de chômeurs en France, impossible de fermer les yeux sur ce phénomène économique, mais plus encore, de société ! Aujourd’hui, on a eu envie de vous parler du funemployment, contraction en anglais de fun et unemployment. Souriez, vous êtes au chômage !

Lorsqu’on se retrouve au chômage, après une période de colère, de tristesse, voire même de repli sur soi, on finit par accepter. Comme dirait Einstein : En vélo, il faut avancer, sinon on perd l’équilibre et puis on tombe. Bien sûr, on ne vous dit pas d’abandonner vos activités de recherche, mais on vous conseille surtout de ne pas vous abandonner VOUS !  Eh oui, même si être au chômage est clairement vu comme «gênant» par notre société, c’est aussi l’occasion pour beaucoup de rebondir et de penser aussi aux choses essentielles de la vie !

Ce phénomène de funemployment a fait son apparition avec la crise aux Etats-Unis auprès de trentenaires de CSP+, souvent célibataires qui, au lieu de se remettre à chercher du boulot, ont plutôt bien pris le fait d’être «libres».

Sur la toile, on découvre un nombre impressionnant de tweets positifs. Les gens se revendiquent funemployer, car ils ont du temps pour aller à la plage, au golf, pour lire ou pour profiter tout simplement des couloirs de piscine quand tout le monde est au travail pour mieux dédramatiser.

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«First day of Funemployment!!!!!»

«using this funemployment to really work on my snapchat game, look out world»

«You know you’ve got a good mom when she waxes your armpits for you when you can’t afford the waxer #funemployment #momslove»

«YG got a job today which is cool because money but not cool because I was really enjoying funemployment»

Selon les experts, les funemployers revendiquent leur liberté car après tout, ce n’est pas de leur faute, mais celle de l’économie défaillante. L’idée : être au chômage n’est pas un choix, nous en sommes victimes donc pourquoi ne pas sortir et aller faire quelque chose de fun ? Après tout, nous n’allons pas regretter le temps où notre équilibre vie privée/professionnelle était bafouée, alors autant se relâcher et profiter !

Il n’y a pas que des funemployers ou slackers (fainéants) malgré eux. Il y a aussi ceux qui ont quitté leur boulot par choix. Le travail n’est plus le point central des millenials (enfants du millénaire). Selon une étude très complète sur la génération Y, (Pew Research Center, US) les trentenaires ont vu toutes les institutions exploser sous leurs yeux : la famille avec le divorce, l’entreprise avec la crise et l’éducation qui débouche sur le chômage. L’entreprise n’est donc plus une valeur en laquelle ils croient. En effet, certains ont vu leurs parents perdre leur job après plusieurs années de bons et loyaux services. Beaucoup sont donc prêts à reconsidérer un modèle de vie moins confortable pour en profiter plus.

En France, beaucoup de jeunes au chômage finissent par se lâcher et partir en PVT ou en road trip pas cher, en quête spirituelle ou pour apprendre une langue ou tout simplement tenter leur vie ailleurs.

Si vous vous y connaissez un peu en séries étrangères, vous aurez déjà été confronté à des séries de funemployer comme Made in Chelsea ou encore Way is Essex où des jeunes de famille riches anglaises nous renvoient une conception de la vie un peu bohème, bien loin de la réalité. Surtout à l’heure où l’immobilier est tellement cher, que beaucoup de Britanniques vivent encore chez leurs parents.

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Certains comptent sur leurs parents, d’autres dépensent leurs économies en faisant du back packing, certains créent leur boite, deviennent coach, suivent une formation ou rebondissent avec une reconversion.

Attention, le funemployment malheureusement ne dure qu’un temps ! Comme le souligne Owen Jones dans le Guardian, au  19ème siècle, Paul Lafargue parlait d’une société nouvelle qui aurait droit à la paresse, au gaspillage et à la consommation, mais c’est sans compter un SMIC à 1200 € qui ne nous permet pas de faire grand-chose. Le droit à la paresse est tout de même réservé à un petit nombre. On peut seulement en profiter si on n’a pas de responsabilités (crédits, enfants…).

Quoi qu’il en soit, nous cherchons tout de même à donner un sens à notre vie en période de chômage. C’est donc une bonne période pour se remettre en question et pourquoi pas remplir son CV autrement. 🙂

Voici un petit top 7 des choses à faire lorsqu’on est au chômage :

 Et vous, que faites-vous au chômage ? Partagez votre commentaire ci-dessous via Facebook ou par Mail pour inspirer d’autres Moovijobeurs. 🙂

Photos 1 & 2

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  1. Cillaluz

    Article sympa et plein de pep’s! En effet, il y a des nombreux profils…Tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier!
    Pour ma part, je me suis lancée dans l’entreprenariat…je vais créer une marque de tanga brésilien! Étant franco brésilienne et ayant un fort attrait pour la mode et la lingerie, j’avais envie de me challenger sur des thèmes qui me ressemblent! C’est lors de mon stage de fin d’études chez Dim (leader en lingerie) que j’ai eu ce déclic…puisque devinez quoi? Pas d’embauche!
    Alors on se lance!
    Découvrez mon aventure sur mon blog dédié au projet & au Brésil :
    http://cillaluz.com
    Obrigada!
    Cillaluz

  2. oriane.martin

    Obrigada beaucoup Cillaluz, on va suivre ton blog de près. 🙂 Belle initiative ! On programme très vite un article pour les entrepreneurs lors d’un lancement de boîte et les réseaux sociaux, mais on voit que tu es déjà bien callée 🙂

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