Attentats du 13 novembre : recrudescence de candidatures pour les forces armées françaises

Selon un récent article paru ce samedi 21 novembre dans le Monde, les services de recrutements des forces armées font face à un afflux massif de candidats suite aux attentats du 13 novembre 2015. Les services RH plafonnent aujourd’hui à 1 500 candidatures par jour contre 100 à 150 en 2014 hors campagne publicitaire. Depuis les attaques de Charlie Hebdo et le l’Hyper Cacher, elles étaient montées à 400.

Les services de recrutements de l’armée pronostiquent 160 000 candidats cette année contre 120 000 en 2014, sachant que seulement 35 000 dossiers seront recevables en tout.

Recueil 16 novembre 2015 - Source : https://www.instagram.com/armee2terre/

Recueil 16 novembre 2015 – Instagram : @armee2terre

 

Comment interpréter ces chiffres ?

Recrudescente patriotique de la part de la jeunesse qui s’est sentie visée par ses attaques ? Besoin de se retrouver derrière des symboles tels que le drapeau tricolore, la nation ou encore la patrie, défendus par l’armée ? Ou envie de défendre ses proches et son pays face au terrorisme ? Ce qui est certains, c’est que ces événements sinistres ont été un déclic dans la tête de nombreux jeunes.

Comment s’engager ?

Le système de recrutement des forces armées dure quatre mois est très rodé. Suite à un entretien, il faut passer plusieurs épreuves psychologiques et physiques qui permettent de déceler les candidats équilibrés aptes.

Il existe également la réserve de l’armée de terre pour les hommes et femmes de 17 à 35 ans, qui représente un renfort pour l’armée professionnelle. Ces personnes sont rémunérées et peuvent monter en grade. Elles participent à des missions comme les professionnels, à hauteur de 20 jours par an.

Retrouvez toutes les informations pour vous engager sur recrutement.terre.defense.gouv.fr

Déploiement de Parachutistes à Paris en renfort suite au attentats du 13 novembre 2015.

Déploiement de Parachutistes à Paris en renfort suite au attentats du 13 novembre 2015.

 

Abandonner le pacte de stabilité pour le pacte de sécurité

En décembre 2013, le Parlement adoptait une loi de programmation militaire pour supprimer 33 675 postes entre 2014 et 2019 pour réduire les dépenses dans le domaine de la Défense. Un an après, lors des attentats de janvier 2014, il fut décidé de ralentir cette suppression de postes. En 2014, l’armée professionnelle recrutait alors sur 10 000 postes par an.

Suite aux attentats du 13 novembre face à la menace terroriste, le Président François Hollande a supprimé cette réduction de poste jusqu’en 2 019 pour renforcer les unités opérationnelles, la cyberdéfense et le renseignement. Il compte également renforcer les liens entre la nation et l’armée en misant plus sur la réserve.

En parallèle de l’ouverture de 15 000 postes dans l’armée et de 2 500 en réserve ; 5 000 postes seront crées dans la Police et la Gendarmerie (pour ré-atteindre son niveau de 2007), 2 500 dans la Justice et 1 000 dans la Douane aux contrôles frontaliers.