Ça pousse : les métiers de l’ingénierie dans l’environnement

Le réchauffement climatique qui donne chaud, le développement durable qui est par essence durable… Autant de bonnes raisons pour les métiers d’ingénieurs de l’environnement d’avoir le vent en poupe. Focus.
Ingénieur de l’environnement : qu’est-ce que c’est ?

Grâce à lui, l’écologie vit dans l’entreprise et les collectivités : il fait respecter les normes environnementales, tout en préservant leur production et leur rentabilité. L’ingénieur de l’environnement est aussi connu sous le nom d’ingénieur écologue, ingénieur énergéticien ou responsable QSE (Qualité, Sécurité, Environnement). Il est devenu un acteur incontournable des stratégies industrielles.

Précisions de suite qu’ingénieur de l’environnement se décline aussi au féminin : 29% des étudiants en écoles d’ingénieurs sont des étudiantes, ne l’oublions pas. Elles y préfèrent d’ailleurs les spécialisations en chimie, environnement et agroalimentaire que leur camarades masculins.

Pourquoi c’est tendance ?

Les défis environnementaux et énergétiques sont de plus en plus au cœur des préoccupations sociétales. C’est ainsi que, chaque année, de nombreux métiers en émergent. Rien qu’en France, le nombre d’emplois liés aux énergies renouvelables a augmenté de 75% depuis 2006, pour atteindre les 312 070 emplois en 2016.

Pourtant, il existe dans le milieu de l’environnement des secteurs plus demandés que d’autres : aujourd’hui, la gestion de l’eau, les hydroliennes et les éoliennes offshore sont des secteurs très prisés par les jeunes diplômés, car les entreprises sont fortement à la recherche de professionnels pour couvrir leurs missions en lien avec les énergies renouvelables et la R&D (Recherche & Développement). Dans cette branche environnementale, les métiers sont diversifiés et peuvent aller de l’expert technico-commercial au chargé(e) de l’étude du système.

Réduire les dépenses liées au fonctionnement des systèmes électriques ou éviter les émissions de gaz à effet de serre étant des enjeux considérables, des métiers liés à la conduite du changement au niveau environnemental ont vu le jour (chargé(e) d’affaires en optimisation d’installation, responsable amélioration système, etc.).

Comment devient-on ingénieur de l’environnement ?

L’environnement est un domaine qui séduit les écoles d’ingénieurs et les formations universitaires.

Après un baccalauréat Scientifique ou STI (Sciences et Technologies de l’Industrie) français, un Abitur allemand ou un A-level anglais, vous pouvez vous orienter vers une école d’ingénieurs généraliste, une école d’ingénieurs spécialisée ou des formations universitaires.

Il existe des formations généralistes qui donnent accès à un large panel de métiers (gestion de projets liés à la biomasse, réalisation d’études pour des optimisations dans le secteur du bâtiment…) mais également d’autres qui sont plus spécifiques et destinent à des métiers d’expert dans la certification de bâtiments, dans le domaine de la combustion de bio-carburants ou encore dans le traitement des eaux, des boues et des déchets.

Pour les parcours généralistes, il y a un Bachelor en sciences et ingénierie à l’Université de Luxembourg, des Masters en science de l’ingénieur à Bruxelles, Louvain, Liège et Metz. Pour les parcours spécifiques, vous pouvez opter pour des options énergie, environnement ou eau à l’ENIM de Metz, l’Université catholique de Louvain, l’Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg, l’Ecole Nationale des Sciences Agronomiques de Bordeaux, l’Université de Limoges, l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Lille et bien d’autres.

Pierre a décroché une Licence dans le domaine de traitement des eaux, et est maintenant chargé d’études dans un bureau de maîtrise d’oeuvre. Ces métiers de l’eau regroupent beaucoup de disciplines (hydraulique, génie civil, travaux public, mécanique, électricité, automatisme, biologie…), il recommande donc d’être polyvalent et attentif à toutes les matières.

Quels secteurs, quelles sociétés sont concernés au Luxembourg ?

Les secteurs sont nombreux : traitement de l’eau, gestion des déchets, industrie, installations électriques, énergies renouvelables, mazout, R&D…, mais aussi l’industrie chimique, les transports, l’industrie agroalimentaire ou le BTP.

Les métiers le sont tout autant : ingénieur écologue, responsable du développement durable, responsable en environnement, responsable environnement du site industriel, chef de projet biomasse, chargé(e) de projet combustion bio-carburants, chargé(e) d’affaires en optimisation d’installation, responsable amélioration système, responsable QSE ou encore consultant indépendant au sein de bureaux d’étude, d’associations ou d’organismes professionnels.

Au Luxembourg, des sociétés comme Mersch & Schmitz recrutent dans le domaine électrique, le Luxembourg Institute of Science and Technology propose des emplois et des doctorats dans le développement durable, l’agronomie, les bio-technologies, Luxcontrol et Vinçotte dans la protection de l’environnement, Carlex Glass dans la manufacture chimique et le verre, CMI Tech5i  dans le traitement de l’eau, Gradel dans le nucléaire, et HLG , et INCA dans le bâtiment.

La job description

Cette liste est loin d’être exhaustive, mais on se plie à l’exercice !

  • Son but : faire entrer l’écologie au sein des entreprises.
  • Sa position : un expert technique qui a le sens du contact et de l’organisation.
  • Ses missions : faire respecter les normes environnementales tout en préservant la production et la rentabilité des entreprises.
  • Ses tâches : prévoir et limiter l’impact de l’activité industrielle sur l’environnement, faire respecter la réglementation en vigueur, proposer des mesures en matière de constructions ou de transformations afin de mettre en valeur un espace, participer au développement local, empêcher des catastrophes écologiques…
  • Sa rémunération : elle varie selon l’entreprise (taille, secteur d’activité, pays…) et l’expérience, donc une fourchette allant de 35 600€ pour un débutant à 62 600 € bruts annuels au bout de 10 ans au Luxembourg.

Pierre, notre chargé d’étude dans le traitement des eaux nous a décrit sa journée type. Elle se compose de diagnostics du patrimoine hydraulique (stations, réservoirs d’eau, réseaux…), d’arpentage et de cartographie des réseaux humides, de conseils aux collectivités et aux entreprises, et de maîtrise d’oeuvre.

L’ingénieur environnement exerce son métier dans les bureaux, sur le terrain, dans les industries… Mais commencez donc en ligne sur Moovijob.com pour trouver l’offre d’emploi qu’il vous faut !

Sources : onisep, ingenieurs.com, jobingenieur, lesfrontaliers