Ces métiers du luxe qui ne font pas assez rêver les jeunes

Un gant de luxe confectionné par la maison Causse à Millau, dans l'Aveyron. (c) Afp

 

Le secteur du luxe français jouit d’une situation paradoxale. Porte-étendards du savoir-faire français à l’étranger, les grandes marques peinent pourtant à attirer les jeunes talents à l’intérieur des frontières hexagonales. Pour tenter d’y remédier, le comité Colbert, une association représentant 75 maisons de luxe a signé une convention jeudi 31 janvier avec le rectorat de Paris.

Son but : susciter des vocations en faisant rencontrer des artisans de haute volée à de jeunes collégiens et lycéens de la région. A cette occasion, ils ont d’ailleurs convié de jeunes élèves, accompagnés d’artisans, à l’exposition du joailler Van Cleef&Arpels, qui se tient jusqu’au 10 février au Musée des Arts décoratifs de Paris.

Au sens large, le luxe emploie en France environ 170.000 emplois personnes de façon directe ou indirecte, selon des données reprises par le Conseil économique et social. Designer, chapelier, horloger, une multitude de mains expertes travaillent pour les grandes marques. Et l’offre d’emplois a progressé de 10% entre 2006 et 2011, selon le Comité Colbert. Hermès, par exemple, a connu un succès foudroyant et, entre 1990 et 2010, le nombre d’artisans employés est passé de 300 à 2.000. Or, une grande partie du secteur est concentrée dans la capitale.

Maroquinerie, gastronomie et joaillerie en quête de main d’oeuvre

Hermès mais aussi Dior ou Vuitton, tous ont profité du formidable appétit des pays émergents pour les produits haut de gamme made in France. Mais dans l’intervalle, elles ont quelques difficultés à recruter dans ces métiers de niche très pointus et souvent inconnus du grand public. « Nous avons du mal à trouver de jeunes Français sur certains de nos métiers », confirme Elisabeth Ponsolle des Portes, déléguée générale du Comité Colbert. Et de citer les trois secteurs qui sont les plus demandeurs en main d’œuvre aujourd’hui : cuir / maroquinerie, hospitalité / gastronomie et horlogerie / joaillerie.

Du côté du rectorat, on se félicite de la démarche des entreprises auprès des jeunes. En entretenant des relations avec les grandes marques du secteur, l’Académie de Paris peut en effet évaluer la pertinence de telle ou telle filière et s’adapter. « Ce sont des formations rares, avec de tout petits flux et qui ont un coût », explique ainsi Pierre Bodenant, délégué académique à la formation professionnelle et continue. « Et la pertinence, c’est l’insertion professionnelle ce ces jeunes dans le milieu professionnel « , ajoute-t-il.

Sur ce point là, les perspectives semblent plutôt heureuses pour les étudiants. Le taux d’insertion professionnelle des élèves de CAP bijouterie-joaillerie atteint près de 87%, celui des CAP mode et chapellerie 72% ou encore celui des élèves en DMA arts graphiques « gravure et illustration » près de 75%. De quoi effectivement donner quelques idées aux jeunes créateurs en herbe.

 

Les explications en vidéo d’Elisabeth Ponsolle des Portes et Pierre Bodenant :

 

Article publié le 31 janvier 2013 – Jean-Louis Dell’Oro

 

Retrouvez toutes nos offres d’emploi sur Moovijob.com !

Facebook Comments

Website Comments

  1. mathias

    Bonjour,

    Quels sont finalement les métiers de niche très pointus dont parle cet article ?

    Merci.

    Mathias Meyer.

  2. fabmoovi

    Bonjour Mathias,

    nous vous conseillons de suivre le lien suivant afin de vous informer davantage sur les métiers de l’artisanat de luxe et donc, des emplois à pourvoir désignés dans l’article ci-dessus : http://www.artisanat.info/metiers-theme/luxe

    Merci pour l’intérêt que vous portez à nos publications !

    Bien cordialement.

Post a comment