Des opportunités à pouvoir dans le domaine de l’énergie renouvelable

Chez les principaux acteurs français de la transition énergétique, les recrutements vont monter en puissance.

Près de 100.000 emplois directs et indirects en France liés à l’essor du solaire, de l’éolien et de la biomasse à l’horizon 2020. Telles sont les prévisions du Syndicat des énergies renouvelables (SER). «Si l’on reprend les ratios classiques de l’industrie, les ingénieurs devraient représenter 15 à 20 % de ces nouveaux emplois», estime Damien Mathon, délégué général du SER. Des estimations basées sur l’objectif ambitieux d’atteindre 25 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique d’ici huit ans, contre 13 % actuellement.

Des prévisions irréalistes? «La filière très prometteuse de l’éolien offshore va reposer très largement sur un contenu industriel français», se justifie Damien Mathon. De fait, les deux consortiums qui viennent de remporter les premiers appels d’offres de parcs français d’éoliennes (Iberdrola-Areva et EDF-Alstom) vont générer de nombreux jobs en Normandie et en Bretagne pour les futures usines.

«Flux régulier de recrutements»
«Sur 700 emplois directs prévus pour nos deux nouveaux sites du Havre, qui démarrent en 2016, environ 150 postes concerneront des cadres ou des ingénieurs», explique Jerôme Leparoux, DRH de la branche énergies renouvelables d’Areva. Des équipes d’ingénieurs travaillent déjà au siège sur «la mise en œuvre du projet industriel et sur la phase d’études et de levée des risques» du champ situé au large de Saint-Brieuc.

Chez Alstom, les recrutements d’ingénieurs ont commencé en prévision de la création d’un centre d’ingénierie éolien offshore basé en Pays de la Loire. Le site devrait employer à terme 200 personnes, dont 80 % d’ingénieurs. «Dans les cinq années à venir, nous allons avoir un flux régulier de recrutements pour accueillir la totalité des ingénieurs dont nous aurons besoin pour ce centre», précise Jean-Michel Chalard, DRH chez Alstom. Par ailleurs, à partir de 2015-2016, le groupe a pour objectif de recruter plus de 700 personnes, dont ­15 à 20 % d’ingénieurs, pour faire tourner ses futurs sites industriels de Saint-Nazaire et de Cherbourg.

Autant dire qu’actuellement l’éolien en mer éclipse les autres énergies renouvelables. Le solaire photovoltaïque devrait pourtant créer 35.500 emplois d’ici à 2020 et la biomasse près de 13.000, à en croire le SER. Deux activités sur lesquelles Total mise, en France et dans le monde. «L’an passé, plusieurs dizaines d’ingénieurs ont rejoint les équipes dédiées aux énergies renouvelables en France, précise Christian Bouveret, chargé de mission recrutement. Il s’agit majoritairement de chercheurs titulaires d’un doctorat qui vont occuper des postes de chef de projet ou d’ingénieurs spécialisés de très haut niveau.» Comme Véronique Jolivet, 34 ans, responsable prospective, chargée de suivre les évolutions technologiques du solaire photovoltaïque dans le monde entier. Un domaine qui la passionne parce que «d’avenir, de dimension internationale et qui en même temps touche la vie quotidienne».

Publié le 29/10/2012 – Par lefigaro.fr – Par Bruno Askenazi

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