DIPLÔME POUR L’EMPLOI

Malgré la crise, le diplôme est le meilleur passeport vers l’insertion. Photo d’archives

 

Détenir un diplôme en sortant de l’enseignement secondaire améliore très sensiblement l’accès à l’emploi.

 

Les notes du centre d’études et de recherche sur les qualifications (Cereq) sont généralement riches en données statistiques dont la mise en perspective sans tabou permet de renouveler l’approche du système de formation.

Celle qui est consacrée à l’insertion à la sortie de l’enseignement secondaire est à percevoir comme une incitation à poursuivre ses études au-delà du secondaire, alors que les futurs bacheliers réfléchissent déjà à inscrire leurs vœux sur le site APB (Admission post-bac).

Par exemple, l’étude pose carrément la question de la pérennisation de certaines filières professionnelles dans l’enseignement secondaire. Exemple avec les métiers du tertiaire administratif qui recrutent très majoritairement des jeunes issus de l’enseignement supérieur accessible plus facilement par une filière technologique que par une filière professionnelle.

Seconde remarque pour éclairer le débat : « Stimuler les orientations vers l’apprentissage en sortie de collège ne suffit pas à garantir une bonne insertion. Comme pour les lycéens professionnels, les abandons en cours d’études et les échecs aux examens ferment très souvent aux apprentis les portes de l’emploi ».

Si l’étude montre que les bacheliers accèdent plus facilement à l’emploi que les titulaires d’un CAP ou d’un BEP, l’approche par le seul niveau du diplôme est trop réductrice. De fortes inégalités entre filières existent bel et bien.

Si le jeune choisit de s’arrêter à la fin de ses études secondaires, mieux vaut choisir les filières de la santé, du travail social, de la mécanique de précision ou auto, du travail du bois et du transport logistique que d’une formation générale, ou de formations aux métiers du livre, image et son, secrétariat, accueil-hôtellerie-tourisme, génie climatique, commerce, services à la comptabilité ou comptabilité. Entre le fait que les trois quarts des jeunes issus des premières nommées occupent un emploi trois ans après leur sortie, ou que moins de 60 % soient dans ce cas pour les secondes, l’écart est saisissant. Soit il s’agit de secteurs bouchés, ou exigeant au minimum un diplôme bac + 2.

Un constat : la situation est particulièrement préoccupante pour ceux qui sont sortis sans diplôme en 2007, soit 18 %., trois ans plus tard, ils connaissent un taux de chômage de 41 %. Le taux se réduit à 24 % pour les titulaires d’un CAP ou d’un BEP et à 13 % pour les bacheliers.

Un diplôme, quel que soit son niveau, constitue, malgré la crise, le meilleur passeport vers l’insertion. Même si le chemin est parfois long.

Article publié le 05 février 2013 – vosgesmatin.fr – Ph. R.

 

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