En 16 ans, il est passé d’apprenti-vendeur à directeur du BHV


INTERVIEW Alexandre Liot est à la tête des 4 magasins BHV du groupe Galeries Lafayette.
 
S’il assume son parcours atypique, il souhaite que ses enfants fassent… une école de commerce.
 
Alexandre Liot a commencé à travailler en 1997 comme apprenti-vendeur (en CAP) aux Galeries Lafayette de Montargis. Désormais, il dirige le BHV, une filiale des Galeries Lafayette qui compte quatre magasins.
 
Dont le Bazar de l’hôtel de ville, renommé BHV Marais, une institution à Paris. Au BHV Marais, Alexandre Liot a pour mission de « repositionner le magasin » afin d’attirer une clientèle haut de gamme…
 
Sans perdre toutefois les habitués de cette institution du commerce parisien. Pour cela, il dispose d’un budget travaux de 35 millions d’euros. Ces travaux se termineront en juin 2014.
 
Diriez-vous que vous avez eu de la chance dans votre vie professionnelle?
 
Il y a toujours une part de chance. J’ai eu la chance de travailler pour un groupe innovant qui n’a pas peur de casser les codes. Parce que normalement, si on n’a pas un BAC + 6, on ne devient pas dirigeant à 32 ans… J’ai eu la chance d’être dans un groupe qui donne sa chance à ses talents identifiés…
 
Hormis la chance, comment expliquez-vous cette réussite ?
 
C’est un mélange de travail et de rencontres. J’ai toujours beaucoup travaillé, j’ai toujours été très impliqué. Et puis, c’est aussi lié à des rencontres, à des gens qui m’ont fait confiance, qui m’ont beaucoup appris en me donnant des conseils ou en me permettant de prendre du recul, qui ont pris le risque de me confier des responsabilités.
 
Diriger le BHV, c’était votre métier rêvé ?
 
Ce parcours, c’est une fierté. Mais ça s’est fait naturellement. Il y a 10 ans, je ne me suis pas dit que je voulais diriger le BHV. En revanche, j’ai toujours eu du plaisir dans mon travail.
 
Le plaisir, c’est mon carburant. Et puis, j’ai toujours voulu être commerçant. C’est un vrai choix : j’aime les relations et le business. Parmi mes moteurs, il y a aussi l’innovation et j’ai la chance de travailler dans un groupe qui se remet toujours en question.
 
Quelles sont vos trois principales qualités ?
 
Mes proches disent de moi que je suis dynamique, transparent et que j’ai des qualités de leadership.
 
En quoi votre parcours atypique influence – ou pas – votre manière de travailler avec les vendeurs ?

 
Ca m’a permis de bien connaître différents métiers, de vendeur à directeur. Ca me permet de me mettre à la place de tous ces hommes et ces femmes qui exercent ces métiers, de savoir ce qu’ils vivent.
 
Mais surtout, ca me permet d’être pragmatique dans mes choix, de savoir ce qui est faisable ou pas et donc de décider plus vite. Dans ce métier, j’ai la réputation d’être très rapide. Dans un monde où tout va très vite, c’est le rôle d’un dirigeant, j’en ai la conviction, de savoir prendre des décisions rapidement.
 
Vous avez trois enfants. Que leur conseilleriez-vous : faire une école de commerce ou commencer par travailler « au bas de l’échelle » comme vous l’avez fait ?
 
Je leur conseillerais de faire une école de commerce. Parce que, quand on débute à la base, il y a des avantages mais il y a aussi des inconvénients. Par exemple, j’ai dû beaucoup travailler par moi-même, en parallèle, pour rattraper mes lacunes en culture générale et financière.
 
« Le plaisir est l’élément principal pour réussir dans sa vie professionnelle »
 

"Le plaisir est l'élément clef pour réussir sa… par Challenges
 
Source ; challenges.fr
 
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