Entretien d’embauche : 3 questions à poser pour savoir si vous aurez le job

 

 

 
Vous êtes en entretien ; vous voulez le poste… et vous mourrez d’envie de savoir quelles sont vos chances de le décrocher. Voici quelques conseils pour estimer votre cote de candidat.

Le process de recrutement d’un cadre nécessite sauf exception une série d’entretiens d’embauche. Pourtant, nous apprend un récent sondage mené par le cabinet de recrutement Robert Half, plus de la moitié des chargés de recrutement et DRH se décide dès la première ou la seconde rencontre avec le candidat. Quelles questions pouvez-vous poser, en entretien, pour savoir si c’est plutôt bien ou plutôt mal parti ?

 

1- «Quel est votre sentiment sur ma candidature ?»

Poser cette question n’est pas interdit. « Le tout, c’est de bien la formuler », estime Yves Gautier, coach spécialiste de l’entretien d’embauche. Préférez donc les formulations enveloppantes et généralistes et les phrases ouvertes du type : « J’aimerais connaître votre sentiment vis-à-vis de ma candidature ».

Si le recruteur ne répond pas précisément, n’allez pas plus loin, remerciez-le tout simplement. En revanche, s’il pointe des éléments négatifs, les coachs vous encouragent à réagir, de façon mesurée bien sûr, en reconnaissant vos faiblesses ou bien en répliquant à l’aide d’éléments concrets et chiffrés. « C’est l’occasion d’argumenter et de vous démarquer », estime Yves Gautier.

 

2- « Quels sont les éléments positifs selon vous, de ma candidature ? »

Un peu moins directe mais équivalente à « Qu’est-ce qui vous intéresse dans mon profil ? », cette question présente un avantage : « Elle permet de souligner les points positifs de votre CV », indique Pierre Denier. Yves Gautier pense même qu’il est préférable de glisser cette question avant la fin de l’entretien. D’après lui, « après dix ou quinze minutes d’entretien, il est souvent possible de poser ce genre de questions avec un minimum de finesse », pour montrer qu’on comprend bien les besoins du recruteur. Bien sûr, il revient à chacun de trouver la formule qui lui convient pour faire passer ce message en fonction du contexte.

 

3- « Quel est votre processus de recrutement ? »

C’est une question parmi les classiques et moins risquées. Ses variantes sont : « Combien de candidatures avez-vous reçues ? », « Combien de candidats recevez-vous ? », « Quel est le timing ? », « Quelle est l’urgence de ce recrutement ? », « Quels sont les critères qui comptent le plus pour ce poste ? », etc.

Quoi qu’il en soit, « il ne faut pas tomber dans l’ultimatum », prévient le consultant en évolution de carrière Christian Gury. Autrement dit, évitez les questions du type « Je peux vous appeler dans 15 jours pour avoir votre réponse, n’est-ce pas ? », « Quand allez-vous prendre votre décision ? », « Est-ce bien vous qui décidez ? ».

 

A question maladroite… impression regrettable

Comme l’a souligné Yves Gautier, spécialiste de l’entretien d’embauche, « l’important, c’est la formulation ». Alors veillez à bien choisir vos questions. En voici quelques-unes qu’à titre d’exemple et en règle générale, nous vous conseillons d’éviter.

– Qu’ai-je dit qui ne vous a pas plu ? (Parano)

– Quand allez-vous prendre votre décision ? (Trop impatient)

– Est-ce bien vous qui décidez ? (Vexatoire)

– Quels sont les atouts des autres candidats ? (Maso)

– Alors, je suis pris pour le poste ? (Poussif)

 

Article publié le 27 novembre 2012 – cadremploi.fr – Elodie Buzaud

 

 

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