Les jeunes diplômés seraient confiants en leur avenir

C’est en tout cas la conclusion du premier baromètre Deloitte/Ifop, qui donne la parole aux jeunes, de bac à bac + 5, en poste ou en recherche d’emploi, sur leur perception du monde du travail.

«Il est courant d’entendre que les jeunes appréhendent de manière négative l’univers de l’entreprise et leur avenir», considère Jean-Marc Mickeler, responsable de la marque employeur de Deloitte. Serait-ce pour tordre le cou à cette idée que le cabinet d’audit a lancé son premier baromètre «Humeur des jeunes diplômés»?

«Pour ne pas verser dans l’autisme managérial et en avoir le cœur net, nous avons décidé de poser les questions sur le papier. L’essentiel pour nous étant d’en tirer les conclusions pour adapter nos méthodes de recrutement», ajoute-t-il, précisant que Deloitte (6400 salariés en France), recrute annuellement 1000 personnes, dont 95% de cadres et 75% de jeunes diplômés.

Les résultats globalement positifs de ce sondage réalisé par Ifop semblent être à la mesure de ses espérances. Pour 58% des sondés, «on peut faire confiance aux employeurs». Et 84% voient l’entreprise comme «un lieu d’épanouissement personnel». Etonnant dans le contexte actuel…

Le management est également bien jugé: 86% disent bénéficier d’autonomie, 84% estiment qu’on leur fait confiance et 83% que leur travail est respecté. Idyllique? Il faut dire que les réponses proposées par le questionnaire sont plutôt orientées vers l’optimisme. La seule proposition ayant un sens négatif «diriez-vous que le management vous manipule?», étant pour le coup radicale… 37% y répondent par l’affirmative.

Les diplômés des grandes écoles plus optimistes

De manière générale, les diplômés des grandes écoles, sont, en toute logique, les plus satisfaits. Ces profils, convoités par Deloitte, voient à 38% le travail comme une source d’épanouissement personnel, contre 30% pour l’ensemble des sondés, qui le perçoivent à 40% comme «un moyen de gagner de l’argent».

Lorsque sont interrogées les personnes en recherche d’emploi (45% des sondés), là encore les profils grandes écoles sont davantage portés à l’optimisme: à 71% ils estiment que leur chance de décrocher un job dans les prochains mois sont «assez élevées», quand 55% des titulaires d’une licence (bac +3) ne les jugent «pas élevées».

Ces jeunes diplômés en quête d’emploi jugent les méthodes de recrutement des entreprises très sévèrement: elles sont vécues comme un exercice déstabilisant (76%), accordant trop d’importance au CV au mépris de la personnalité (77%) et discriminatoires (72%).

La présidentielle aura un impact sur leur situation? Non à 73 %…

Les conclusions de ce baromètre sont donc mitigées. Les diplômés des grandes écoles en emploi ont confiance en leur avenir et dans l’entreprise. Les autres, ceux dont le niveau d’études est inférieur ou qui n’ont pas encore décroché de job, un peu moins…

C’est à ces derniers que les récents chiffres de l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés), qui brasse toutes les populations étudiantes, semblent donner raison. Au second semestre 2011, le nombre d’offres d’emploi a baissé de 11% par rapport à l’année précédente. La confiance a ses limites.

* Échantillon de 1001 jeunes, titulaires d’un diplôme niveau bac à bac + 5 depuis moins de trois ans, en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé, interrogés par questionnaire en ligne du 4 au 12 janvier.

Source : le Figaro

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