L’ingénierie et le conseil informatique, gros recruteurs en 2013

 

L’ingénierie et le conseil informatique s’annoncent parmi les plus gros recruteurs en France en 2013, petits et grands groupes s’arrachant les ingénieurs fraîchement diplômés qui s’ouvrent de plus en plus à ces métiers aux dépens de ceux de la finance, à l’image ternie par la crise.

 

Parmi les vingt entreprises françaises qui annoncent le plus d’embauches pour cette année figurent les classiques SNCF, EDF ou encore La Poste, mais aussi six groupes d’ingénierie, de conseil et de services informatiques – Alten, Altran, Capgemini, Sopra, Akka Technologies et Assystem – selon un récent classement établi par l’hebdomadaire Usine Nouvelle.

Quelle que soit leur taille, ces sociétés prévoient chacune entre 1.500 et 3.100 embauches, signe d’un secteur en croissance, en raison notamment de l’augmentation des besoins en externalisation des entreprises.

« Mais attention, ces chiffres correspondent à des objectifs de recrutements, pas des créations nettes d’emploi« , souligne à l’AFP Guy Mamou-Mani, président de l’association professionnelle Syntec Numérique.

« Il y a une véritable volonté de recruter du secteur logiciel et services informatiques, qui avait mis sur le marché 40.000 offres d’emploi en 2012 » mais qui au final n’aura créé que 12.000 postes nets, précise-t-il.

M. Mamou-Mani admet qu’il y a « beaucoup de +turn-over+ (rotation des effectifs) dans le secteur. Pas toujours à cause des entreprises mais aussi à cause des salariés qui peuvent bouger« , car très convoités.

« Nous sommes un des plus gros recruteurs de jeunes ingénieurs, qui représentent 52% de nos embauches« , explique Stéphane Dahan, directeur du recrutement France d’Alten, qui compte près de 10.000 salariés en France et vise 3.100 embauches cette année, dont 2.800 cadres et ingénieurs.

« Le recrutement, c’est le nerf de la guerre d’une société d’ingénierie et nous sommes en concurrence avec tout le marché pour les jeunes ingénieurs, y compris avec nos propres clients« , souligne-t-il.

« Nos métiers sont devenus plus attractifs »

« On est sur un marché tendu, il est toujours difficile de trouver des candidats, c’est un vrai challenge chaque année« , renchérit Fabrice Savalle, directeur du recrutement France d’Altran, qui table en 2013 sur le recrutement de 2.200 consultants.

Il indique qu’en 2012, l’objectif du groupe était d’embaucher 2.300 personnes, « et au final nous l’avons dépassé avec 2.480 recrutements« .

Pour recruter à la source, ces entreprises multiplient les partenariats avec les grandes écoles et les conférences dans les lycées et universités. Syntec Numérique vient également de lancer une campagne de sensibilisation sur les métiers du secteur, destinée aux 15-18 ans et intitulée « Les S’Nums« , qui sera diffusée via YouTube et Facebook.

« La co-optation joue aussi un rôle très important, 15% à 20% de nos recrutements en sont issus« , ajoute Stéphane Dahan.

Il estime que « depuis un an et demi ou deux ans, les jeunes vont moins vers les métiers de la finance et sont plus motivés pour (son) secteur. On est devenus plus attractifs« , affirme-t-il.

« La crise a touché les métiers de la finance et l’image de nos sociétés a changé. Il y a un intérêt plus fort pour nos métiers. Compte aussi le fait que nous sommes de plus en plus impliqués dans des projets menés de bout en bout, où les candidats peuvent s’épanouir« , confirme M. Savalle.

Selon lui, “le +turn-over+ est de moins en moins important. Nous faisons en sorte qu’il y ait le moins de sorties (de salariés) possibles; nous investissons aussi beaucoup en temps et en argent pour la formation de nos collaborateurs qui doivent toujours être à la pointe, et l’intérêt pour nous est donc de les garder”.

Article publié le 24 janvier 2013 – lentreprise.lexpress.fr – AFP

 

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