Réseaux sociaux : que fait le recruteur lorsqu’il découvre un détail gênant sur un candidat ?

 

 

 

 

Aujourd’hui les réseaux sociaux se transforment en mine d’informations pour les recruteurs. Or, parfois, les détails découverts sur la vie privée des candidats peuvent être négatifs. Quelles sont les réactions des employeurs dans cette situation ?

 

 

 

Les réseaux sociaux ont pris une grande importance dans la vie de tous les jours et il n’est plus rare que les recruteurs fassent des recherches sur leurs candidats en allant sur des réseaux professionnels comme LinkedIn, Viadeo et même sur Facebook.

Cela peut parfois être bénéfique pour le candidat qui prend soin de tenir son profil à jour en mettant des informations pertinentes, mais dans d’autres cas, les informations diffusées sur le profil privé d’un candidat peuvent être rédhibitoires…

 

Quelles sont les réactions des recruteurs qui découvrent un détail gênant sur un candidat via les réseaux sociaux ?

C’est la question que s’est posé la société de recrutement Robert Half. D’après les résultats de leur enquête menée dans 9 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, République Tchèque et Suisse), la majorité des recruteurs européens s’accordent un temps de réflexion.

Ainsi, en République Tchèque (67%), en Suisse (58%) et en Autriche (50%), les Ressources Humaines décident malgré tout de rencontrer le candidat avant de prendre une décision. En Italie (32%), aux Pays-Bas (26%) ainsi qu’en Belgique(24%), le candidat est écarté du processus de recrutement avec une explication à l’appuie. Enfin, au Luxembourg (15%) et en Allemagne (11%), et aux Pays-Bas (10%), c’est l’exclusion pure et simple du candidat qui aura dérapé sur les réseaux sociaux, sans aucune explication.

 

Réactions au Luxembourg, en France, en Belgique et en Allemagne

Les ressources Humaines, financiers et dirigeants interrogés par Robert Half ont dû répondre à la question suivante : «Refuseriez-vous un candidat hautement qualifié avec un très bon CV si vous découvriez des informations négatives ou gênantes sur les réseaux sociaux comme Facebook, Copains d’avant ou Twitter ?». Ils avaient la possibilité de choisir quatre possibilités de réponses. Voici les résultats pour le Luxembourg, la France, la Belgique et l’Allemagne :

Refuseriez-vous un candidat hautement qualifié avec un très bon CV si vous découvriez des informations négatives ou gênantes sur les réseaux sociaux comme Facebook, Copains d’avant ou Twitter ?

 

  • En Allemagne
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 47% des recruteurs)
  2. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (22%)
  3. non (20%)
  4. oui, sans explication au candidat (11%)
  • En Autriche
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 50 % des recruteurs)
  2. non (25%)
  3. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (18%)
  4. oui, sans explication au candidat (7%)
  • En Belgique
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 37% des recruteurs)
  2. non (29%)
  3. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (24%)
  4. oui, sans explication au candidat (9%)
  • En Italie
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 34% des recruteurs)
  2. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (32%)
  3. non (25%)
  4. oui, sans explication au candidat (9%)
  • Au Luxembourg
  1. non (41%)
  2. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 24% des recruteurs)
  3. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (21%)
  4. oui, sans explication au candidat (15%)
  • Aux Pays-Bas
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 48% des recruteurs)
  2. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (26%)
  3. non (15%)
  4. oui, sans explication au candidat (10%)
  • En République Tchèque
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 67% des recruteurs)
  2. non (21%)
  3. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (8%)
  4. oui, sans explication au candidat (4%)
  • En Suisse
  1. C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure (pour 58% des recruteurs)
  2. non (18%)
  3. oui, et le candidat se verrait expliquer pourquoi (15%)
  4. oui, sans explication au candidat (8%)

Article publié le 25 janvier 2013 – lesfrontaliers.lu – roberthalf.fr

 

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