Avoir un mentor, un tremplin pour réussir professionnellement

Que ce soit au sein d’une même société ou pour un même métier, avoir un mentor peut se révéler un excellent moyen de franchir les étapes, et de maîtriser les codes.

Chaque carrière professionnelle est ponctuée de hauts, de bas, mais surtout de rencontres: collègues de travail, maîtres de stage, managers… Parfois même, une – ou plusieurs – de ces rencontres peuvent conduire à un lien professionnel particulier: l’un occupe le statut de mentor, et l’autre de mentoré. «La relation entretenue entre les deux protagonistes peut faire penser au principe du maître et de l’esclave d’Hegel. Tout mentor a besoin d’un élève, comme tout élève a besoin d’un mentor» remarque Emery Doligé, consultant dans le secteur des médias. Étymologiquement, «Mentor» est un personnage de la mythologie grecque, précepteur de Télémaque, chargé par Ulysse lors de son départ pour la Guerre de Troie de conseiller et protéger son fils. «Ce sont des éléments primordiaux que l’on retrouve dans la relation mentor-mentoré: l’enseignement, via le partage d’expériences, le conseil, et la protection, qu’il faut entendre ici comme un soutien professionnel», explique Vanessa Saragaglia, directrice du cabinet Diane Executives.

Donner les bonnes ficelles sans tout dévoiler

Que ce soit au sein d’une même entreprise ou bien dans un même secteur d’activité, le fait qu’un ancien prenne sous sa tutelle un plus jeune est un phénomène tout à fait courant. «Dans certaines grandes entreprises, les bénéfices – rapidité de formation, fidélisation des talents…- de ce type de relation en interne ont été exploités en mettant en place des process d’intégration basés sur des binômes Senior/Junior. C’est souvent le cas dans les métiers de l’audit ou du conseil par exemple. Dans les métiers liés aux nouvelles technologies également, et tout particulièrement pour les start-up, la relation avec les grands investisseurs se teinte souvent d’un accompagnement de ce type», détaille Vanessa Saragaglia. «Dans tous les cas, le mentor est là pour donner les ficelles, donner l’accès à la connaissance. Mais pas pour tout dire. Il doit laisser le mentoré douter, se questionner… Le mentoring, c’est évidemment mettre sur le chemin, mais aussi aller au-delà du simple enseignement», souligne Emery Doligé. «En France, nous évoluons dans un système bien trop cartésien, trop formaté, où l’on ne laisse pas la possibilité de mettre à exécution son doute.»

Il ne faut pas assimiler un mentor et un coach, qui sont deux figures similaires mais qui comportent tout de même un certain nombre de différences. «Une relation avec un mentor implique aussi une part d’intimité, voire d’amitié, qui va venir s’ajouter au rapport purement professionnel. Avec un coach, la relation reste au stade de la performance professionnelle, et se limite aux portes de l’entreprise», précise Jacques Froissant, fondateur du cabinet de recrutement Altaïde. «Pour qu’une relation mentor-mentoré soit saine, il faut une relation équilibrée, où chacun peut-être le moteur chacun son tour.»

Source : Lefigaro.fr

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