Des conseils pour les jeunes diplômés pour éviter le burn-out

 

Plus de 3 millions d’actifs français présentent un risque élevé de faire un burn-out, selon une étude récemment dévoilée par Technologia. Les jeunes diplômés sont particulièrement touchés par ce syndrome professionnel. Les conseils du cabinet Robert Half pour y remédier.

En France, 1 personne sur 5 se dit « épuisée après une journée de travail ». 3,2 millions d’actifs seraient même susceptibles de connaître l’épuisement professionnel, affirme une enquête du cabinet spécialisé Technologia, publiée mercredi 22 janvier. Comment se protéger de ce « mal du siècle » tout en restant investi dans son travail et en conservant sa capacité d’attraction vis-à-vis de son actuel ou futur employeur ? Robert Half, leader mondial du recrutement spécialisé, propose 5 conseils pour travailler mieux.

1. Clarifier son rôle et savoir dire non

Cela peut sembler contraire à la logique… Mais l’une des meilleures façons d’augmenter son efficacité, et donc sa valeur, consiste à clarifier les limites de son rôle. Proposer son aide sur un projet est une qualité, mais elle peut s’avérer préjudiciable si cela fatigue ou empêche d’assumer ses propres responsabilités tout en interférant avec sa fonction principale.

Il faut par conséquent apprendre à dire non intelligemment, en informant par exemple son manager de tous les projets sur lesquels on travaille, puis déterminer avec lui ceux qui sont prioritaires.

L’objectif est de rendre compte objectivement de sa charge de travail. Il est également possible de présenter cette discussion comme un effort pour tirer le meilleur parti du temps de travail, et non comme un moyen pour éviter les tâches que l’on n’apprécierait pas.

2. Réviser ses objectifs

Seuls les objectifs réalisables sont utiles ! S’ils sont hors de portée ou trop nombreux, le collaborateur aura l’impression de faire du sur-place, ce qui peut conduire au découragement, au surmenage et à l’épuisement. Il est donc conseillé de rédiger la liste de ses objectifs, et d’en discuter avec son manager.

Si certains objectifs ne sont pas réalisables dans le cadre des responsabilités actuelles, il faut les revoir avec son manager. Cet échange permettra de faire un point pour déterminer une échelle d’importance. Ainsi, telle mission qui semblait prioritaire s’avérera moins urgente pour le management, facilitant de ce fait la hiérarchisation.

3. Partager la charge de travail et gérer le temps

En insistant pour tout gérer soi-même, on génère le sentiment d’être davantage un concurrent qu’un membre de l’équipe. En se chargeant de projets qu’un collègue moins surchargé pourrait assumer, le collaborateur ne rend service ni à l’équipe, ni à lui-même. Si cela entre dans la description de poste du collaborateur, il faut évoquer avec le manager les façons dont il pourrait déléguer ou partager certaines responsabilités. Ce type de discussions peut aider le manager à maintenir la motivation de chacun tout en solidifiant la cohésion des équipes.

La gestion du temps est également un élément favorisant un meilleur travail. Lorsque l’on vous demande de gérer une urgence, il faut toujours vérifier auprès de son interlocuteur si un retour est attendu dans l’heure – c’est une urgence -, dans la journée ou plus tard.

Cette méthode permet d’optimiser la gestion de l’emploi du temps. Il ne faut pas forcément suspendre toute activité pour répondre à une sollicitation urgente car certaines peuvent attendre la fin de la journée ou mieux : tout le monde n’a pas forcément la même définition de l’urgence…

4. Apprendre à s’arrêter

Attendre d’être complètement épuisé pour prendre des congés fait courir le risque de perdre la concentration et l’énergie nécessaires pour donner le meilleur de soi-même bien avant l’approche du départ en vacances. Pour éviter cela, il faut :

  • Programmer ses congés longtemps à l’avance pour anticiper et se reposer vraiment. Cela permet de prévoir un relais dans l’équipe, et de mieux planifier la charge de travail d’un service. Surtout, cela évite d’emporter du travail en vacances ou d’être contraint à une réponse immédiate à des emails et des appels téléphoniques incessants et/ou irréfléchis.
  • Prévoir des pauses pour garder les idées claires, s’accorder le temps de lever le nez de son travail, d’aller marcher un peu ou de converser brièvement avec quelqu’un. Mieux vaut prendre du recul sur son travail que de s’acharner aveuglément sur un projet pour le mener à bien.
  • Se ressourcer quand on n’est pas au bureau. Si l’on ne profite pas de son temps libre, la journée de travail ne prend jamais vraiment fin et prive de la dose de repos quotidien indispensable.

5. Continuer à communiquer

Quand les priorités et les ressources changent, le collaborateur doit s’adapter. S’il ne fait pas régulièrement le point avec son manager, il faut solliciter un programme de suivi et s’assurer de la hiérarchisation des tâches selon leur importance pour l’entreprise.

La préservation du bien-être personnel du collaborateur et la satisfaction des attentes de son employeur sont deux exigences parfois perçues comme incompatibles. Pourtant, dans une relation de travail saine – donc susceptible de faire avancer la carrière du collaborateur – non seulement les deux vont de conserve, mais elles dépendent aussi l’une de l’autre.

Publié le 03/02/2014 – Orientations.com

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