Doit-on accepter un emploi moins valorisant ou valorisé ?


Il n’est pas rare, dans un contexte économique difficile, d’en venir à accepter un poste qui échappe à son plan de carrière ou de revoir ses prétentions salariales et ses responsabilités à la baisse.
 
Mais quels sont alors les risques, à long terme ? Faut-il accepter un emploi par défaut et revoir ses exigences, au risque de perturber la logique de son CV ?
 
Accepter tout et n’importe quoi n’apporte pas forcément beaucoup (hormis, évidemment, sur le plan financier) ; pire, cela peut dévaloriser un CV et décrédibiliser un candidat.
 
Mais tout est question de mesure, et d’employabilité sur le marché, c’est-à-dire de « potentiel à être recruté » : si votre diplôme et vos qualifications sont très recherchés, mieux vaut peut-être patienter quelques semaines, renforcer vos recherches afin de débuter véritablement sur le bon poste.
 
A l’inverse, si vous savez être sur un marché peu porteur où la concurrence entre candidats se fait rude, mieux vaut être pragmatique pour éviter les fins de mois difficiles, en attendant des jours (et un poste) meilleurs.
 
Ces postes d’attente (faute de mieux) peuvent s’apparenter à des emplois « alimentaires » qu’il est tout de même nécessaire de bien étudier avant de les accepter. Plusieurs cas de figure sont envisageables :
 
– l’entreprise recherche un candidat junior, vous êtes plus confirmé(e), donc avec un niveau de rémunération plus élevé ? Pas de souci si l’écart de rémunération n’est pas trop important (maximum 20/30%). Si vous êtes obligé(e) de diviser votre rémunération par 2, il y a fort à parier que le poste sera très largement en dessous de votre niveau de compétences, donc avec une logique professionnelle toute relative,
 
– vous êtes cadre et l’entreprise vous propose un poste avec un statut non-cadre ? Ce n’est pas vraiment un problème si vous restez globalement dans votre domaine de compétences ; vous pourrez dans tous les cas parfaire quelques unes de vos connaissances, ce qui sera toujours utile par la suite pour votre prochain poste (exemple : vous êtes Ingénieur Bureau d’Etudes et on vous propose d’occuper pendant quelques semaines un poste de Projeteur ?
 
Cela vous aidera dans tous les cas à mieux maîtriser la CAO).
 
– vous êtes manager, donc habitué(e) à animer une équipe, et le poste proposé ne comporte aucune notion managériale (mis à part le management de vous-même…) ? Pas de problème, vous serez encore plus efficace puisque vous pourrez consacrer 100% de votre temps à votre propre travail.
 
Des situations telles que celles-ci sont multiples, toujours motivées par des éléments dont vous seul êtes véritablement juge. Mais gardez toujours à l’esprit que tout est histoire de communication et de présentation : préparez-vous à expliquer à un recruteur ou à votre futur employeur les raisons objectives qui vous ont incité à accepter un poste en dessous de vos qualifications.
 
Restez positif en présentant l’intérêt qui a été le vôtre à prendre ce poste, et surtout ce que vous en avez retiré, sans pour autant trop en faire (un poste d’équipier dans une chaîne de restauration rapide peut vous apprendre la gestion du stress, des urgences et du service client ; de là à en faire une « formidable expérience de vie qui va à coup sûr me servir dans mon futur poste de Développeur Java »…).
 
Source ; pagepersonnel.fr
 
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