Tics de langage en entretien d’embauche : comment les éviter ?

« Euh, en fait, visiblement, c’est clair, moi je… » Nos conseils pour repérer les expressions et onomatopées qui peuvent embarrasser votre discours face à un recruteur. Et pour s’en débarrasser avant le jour J.

Inutile de le nier, on est tous concernés par les maladresses de langage. Selon les personnalités, ces dernières sont néanmoins plus ou moins prononcées. Mais lorsqu’elles reviennent ponctuer systématiquement, malgré nous, notre discours, on peut parler de tics verbaux.

Les trois types de tics verbaux :

– Les mots tuteurs comme « en fait », « donc », « euh »… Ils sont utilisés comme « béquille » dans le langage, par exemple face à une question imprévue. Ces derniers sont des pollueurs de discours.

– Les tics dans « l’air du temps » : « pour faire court », « c’est clair », « quelque part »… « Cela peut dénoter une personnalité qui se fond dans la masse en parlant comme les autres », met en garde Béatrice Toulon, dirigeante du cabinet Maestria Consulting.

– Les tics « révélateurs de personnalité », comme par exemple « c’est clair », « je pense que », « je dirais que »… Leur emploi récurrent peut révéler une personnalité floue ou qui ne serait pas sûre de son propos. « Introduire un sujet de manière indirecte peut laisser penser que l’on n’assume ou ne maîtrise pas totalement ce que l’on énonce», met en garde Béatrice Toulon. Sans oublier la profusion de « moi je » qui risque de vous classer directement dans la case des egos hypertrophiés ?

Comment se débarrasser des tics de langage

Les pros de la com’ sont unanimes : visionner une vidéo de soi est le meilleur moyen de dépister ses tics de langage. « En se voyant et en s’écoutant, on permet à son cerveau de prendre conscience et donc de gommer naturellement certains mots qui ne servent pas positivement le discours », assure Xavier Bernard, expert en communication orale et dirigeant de AsSENsion.

Si l’habitude est trop ancrée, Béatrice Toulon préconise de se lancer un défi par jour. Par exemple : « Aujourd’hui, je m’efforce de répondre « oui » et pas « absolument », ni « tout à fait »», insiste-t-elle. Il peut être utile en outre de noter les situations dans lesquelles vous ne réussissez pas votre défi (au téléphone ? lorsque vous êtes fatigué(e) ?), afin de gagner en vigilance par la suite dans le cadre de ces dernières.

Autre technique à pratiquer : répéter son entretien de recrutement devant un ami et lui demander de vous faire signe à chaque fois que des maladresses verbales ressortent.

Publié le 04/02/2013 – Cadremploi.fr – Par Sylvie Laidet

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