Vie quotidienne au travail : se souvenir des prénoms de tout le monde, oui mais comment ?

Sitôt entendu, sitôt oublié ? Découvrez quelques astuces mnémotechniques
pour ne plus vous mettre bêtement à dos des clients ou de nouveaux collègues.

Impossible, en le croisant ce matin, de vous souvenir du prénom de ce nouveau collègue ? Attention, un tel oubli n’est pas sans conséquences ! «Chez certaines personnes, en particulier celles dont l’estime de soi est fragile, il réveille un sentiment de dévalorisation, affirme Patrick Amar, DG d’Axis Mundi (conseil RH). A l’inverse, en les appelant par leur prénom, vous leur témoignez de la considération et confortez leur ego.» Voici donc quelques astuces pour ne plus blesser l’amour-propre de vos interlocuteurs.

Mémoire à long terme. A l’image d’un ordinateur, notre cerveau fonctionne avec une mémoire à court terme et une mémoire à long terme. La première est très limitée et ne dure que quelques secondes : ce serait l’équivalent de la mémoire vive d’un PC. La seconde est une sorte de disque dur aux capacités infinies : c’est là que doivent être stockés les prénoms de vos nouveaux contacts. Pour les y faire entrer une fois pour toutes, n’hésitez pas, lors d’une première rencontre, à demander à votre interlocuteur de répéter son prénom : «Excusez-moi, il y avait du bruit, je n’ai pas très bien saisi… Vous êtes Sophie, n’est-ce pas ?» Ensuite, mentionnez-le plusieurs fois au fil de la conversation. Et au moment de vous séparer : «Merci Sophie, j’ai été ravi de faire votre connaissance.» Juste après, notez l’identité de la personne dans votre répertoire ou, mieux, envoyez-lui un e-mail. Le simple fait de coucher son nom par écrit vous permettra de «l’imprimer» plus profondément.

Trucs de physionomistes. Si notre mémoire nous joue des tours pendables, c’est aussi, bien souvent, parce qu’elle a échoué à établir les bons connecteurs, ceux qui permettent d’associer un visage à un nom. Il faut dire que notre cerveau est un circuit complexe. «Entre la zone dédiée à la mémoire visuelle, qui se situe dans le cortex occipital, et celle dédiée à la mémoire lexicale, il peut y avoir jusqu’à 10 centimètres de distance. Pour un neurone de 50 microns, c’est l’équivalent de Paris-Moscou !»
indique Alain Lieury, professeur émérite de psychologie cognitive à l’université Rennes 2. Autrement dit, il faut lui faciliter la tâche, en balisant son parcours. Pour cela, inspirez-vous des méthodes pratiquées par les physionomistes à l’entrée des casinos. Sur une fiche ou une carte de visite, notez les détails physiques les plus frappants de votre interlocuteur : «Jean-François, très grand, crâne dégarni.»

Svelte Svetlana… Vous pouvez aussi jouer sur un registre plus émotionnel en inventant des histoires ou des jeux de mots autour du personnage en question. Cette méthode d’association d’idées fonctionne particulièrement bien avec des prénoms compliqués. Par exemple, on vous présente Svetlana, la nouvelle responsable export d’un industriel russe. Elle est très mince et a les cheveux tirés en chignon. Avec ces caractéristiques physiques, vous pouvez facilement l’imaginer en danseuse de l’Opéra Garnier. Cette association «svelte Svetlana danseuse» fera ressurgir efficacement son prénom au moment opportun. A condition, bien sûr, de ne pas vous emmêler les pinceaux en l’appelant «Petit rat».

Publié le 11/02/2013 – Capital.fr – Par Bruno Askenazi

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