Le calcul de la retraite des frontaliers

Une personne qui a travaillé dans plusieurs pays de l’Union Européenne perçoit une pension de retraite de chaque Etat membre. Ces derniers calculent une pension nationale et une pension « européenne » appelée retraite communautaire.
Vous savez quoi ? Vous n’avez pas le choix entre les deux méthodes de calcul ! Petit point d’information ci-après.

Comment se calcule la retraite d’un travailleur frontalier ?

Pour éviter toute perte de droit, chaque Etat dans lequel vous avez travaillé va effectuer deux calculs :

  • Une pension nationale ne tenant compte que de votre carrière dans ce pays,
  • Une pension communautaire tenant compte des périodes accomplies à l’étranger.

Quel rôle joue la pension communautaire dans ma carrière ?

La retraite communautaire permet de totaliser l’ensemble de vos périodes de travail accomplies dans les pays dans lesquels vous avez travaillé (et non les revenus). Cela vous permet éventuellement d’atteindre les critères pour avoir une retraite à taux plein selon les pays concernés.

Dois-je demander le calcul de ma pension communautaire ?

La réponse est non. Vous n’avez pas de démarche spécifique à effectuer et vous n’avez pas le choix entre le versement de votre retraite calculée sous le seul regard de vos droits nationaux et de vos droits européens.
Chaque Etat vous versera le montant le plus favorable d’office !

En cas de retraite successive, mes droits sont-ils recalculés ?

Prenons un exemple : Vous demandez votre retraite française à l’âge de 62 ans (taux minoré). Vous continuez à cotiser en travaillant en Allemagne pour votre retraite allemande.
Vous demandez votre retraite allemande à l’âge de 65 ans.

Au moment de votre réouverture de droits, la caisse allemande va communiquer à votre caisse française les périodes accomplies en Allemagne. Ces dernières seront prises en considération pour le calcul de votre retraite communautaire, mais également au niveau de votre pension nationale pour vous faire bénéficier d’un éventuel taux plein.
A chaque fois que vous demandez une retraite étrangère, l’ensemble de vos droits est réétudié automatiquement.


Prenons un exemple:

Une personne, née en 1957, a travaillé 112 trimestres en France et 54 trimestres en Belgique.

Son revenu annuel moyen en France est de 35.000 euros. Son taux de retraite en fonction de sa seule retraite nationale serait de 36,25%.

En appliquant la retraite communautaire, la personne disposerait de 166 trimestres – lui permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein à 50%.

Sur base de sa pension nationale, le futur retraité toucherait une retraite française de 8.560,24 € par an.
En tenant compte des trimestres étrangers, la retraite communautaire serait de : 11.807 € par an.

Pour plus d’informations, rendez vous sur lesfrontaliersgrandest !