Plus de femmes ingénieures ? C’est le pari de l’ESME Sudria, EPITA et IPSA !

Les femmes boudent trop souvent les carrières scientifiques. Trois écoles d’ingénieurs, EPITA, ESME Sudria et IPSA, veulent inverser la tendance et susciter des vocations en communiquant sur la réalité des cursus de formation et des carrières d’ingénieurs.

Attirer les femmes vers les carrières d’ingénieures, l’ambition n’est pas nouvelle. Mais jusqu’à présent, le résultat est plutôt décevant. La désaffection pour ces filières est en marche depuis maintenant plus de 10 ans.

Selon l’association Ingénieurs et Scientifiques de France, le pays comptait 20% de femmes ingénieures en 1983. En 2000, elles n’étaient déjà plus que 11%. Et depuis, la pente n’a pu être durablement redressée.

Objectif : communiquer sur le quotidien des étudiantes et ingénieures

Or les entreprises en quête d’ingénieurs, notamment dans les métiers du numérique, souhaitent disposer de plus de candidats. Une hausse qui ne pourra intervenir sans convaincre plus de femmes de s’engager vers ces cursus scientifiques.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la démarche de trois écoles d’ingénieurs (EPITA, ESME Sudria et IPSA). En partenariat avec le site féminin mademoiZelle.com, elles lancent la campagne « femme ingénieure ».

Celle-ci prend la forme d’un site Internet « destiné à informer un public jeune et féminin [Ndlr : lycéennes et étudiantes] sur les métiers d’ingénieur. » Car selon les trois écoles, chiffres à l’appui, il y a urgence.

« 27,5 % d’étudiantes sont dans les écoles d’ingénieur(e)s françaises en 2010-2011 ». Ou encore : « 17% de femmes travaillent à un poste d’ingénieur ». Comment inverser la tendance ? En communiquant sur la réalité des métiers et des carrières.

Mobilisation générale pour séduire les jeunes

Le site mis spécialement en ligne accueillera ainsi des actualités quotidiennes sur « la place des femmes dans les métiers de l’ingénierie », mais aussi des portraits d’étudiantes sous forme d’une série hebdomadaire, et des portraits d’anciennes étudiantes passées depuis dans la vie active.

« Chaque épisode traite d’une thématique précise, de la rentrée à la recherche du premier emploi : Que font-elles ? Comment vivent-elles leur scolarité dans une école d’ingénieurs ? Quels sont leurs doutes, leurs moments de joies ? » précise le communiqué.

En ce début d’année, c’est donc la mobilisation générale. Syntec Numérique lançait tout récemment sa campagne « S’Nums » destinée aux jeunes (hommes et femmes) de 15 à 18 ans. L’association Pasc@line, qui regroupe employeurs et écoles, est elle à l’origine d’une opération de communication intitulée « Tu seras ingénieure ma fille ».

Publié le 15/01/2013 – Zdnet.fr – Par Christophe Auffray

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