6 légendes sur la recherche d’emploi qu’il ne faut plus croire


 
Que ce soit votre entourage ou de simples connaissances, les gens veulent toujours partager leurs “bons conseils” pour vous aider pendant une période de chômage. Le problème c’est que beaucoup d’idées reçues naissent comme ça. Voici 6 légendes sur la recherche d’emploi qu’il faut arrêter de croire.
 
1.Impossible de trouver un boulot sans avoir un réseau
 
Ce n’est pas complètement faux… Sauf que chaque candidat a souvent, sans le savoir, un réseau qu’il n’exploite pas. Pour Hervé Bommelaer, auteur de Trouver le bon job grâce au réseau, c’est juste un coup à prendre. « Comme au golf ou au tennis, il faut prendre du temps pour connaître les bonnes postures et les bons gestes », rassure-t-il d’entrée.
 
Vous pensez ne pas avoir de réseau ? Réfléchissez un peu… Avez-vous songé à vos anciens camarades d’école, vos anciens collègues ? Sans oublier les membres de votre association professionnelle ou de votre club sportif ? Dans un premier temps, il suffit de renouer le contact avec eux. Le défi, ensuite, est de passer au deuxième cercle : recommandé par vos amis, vous entrerez en relation avec leurs contacts. C’est à votre portée, car « c’est une affaire d’attitude et de comportement ».
 
2.En acceptant un CDD, je risque de rater un CDI
 
En temps de crise, pourquoi ne pas se tourner vers l’intérim ou accepter un CDD ? « Beaucoup de candidats pensent qu’ils rateront peut-être “le” CDI s’ils prennent un contrat à durée déterminée, observe Daniel Lascols, directeur du Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire (Fastt). Or c’est justement l’inverse ! » En un an, en moyenne 16 % des intérimaires décrochent un contrat à durée indéterminée selon le Prisme, regroupement des Professionnels de l’intérim, services et métiers de l’emploi. « C’est un excellent moyen, pour les jeunes notamment, de se frotter à des univers professionnels différents et de se faire repérer », affirme Daniel Lascols.
 
3.Le mail de motivation ne sert à rien
 
Certes, c’est le CV qui intéresse d’abord. Mais ce n’est pas une raison pour oublier, voire bâcler, son mail de motivation. « Quand je reçois 100 réponses à une annonce, le mail de motivation, je m’en fiche un peu », reconnaît Didier Goutman, auteur du livre Trouver sa place au travail. Avant de nuancer. « Il revêt pour moi tout son sens quand je reçois une candidature spontanée. Dans ce cas, j’ai envie de lire un courrier argumenté et moins impersonnel. Je veux savoir pourquoi un candidat me contacte moi en particulier, ce qui le motive et ce qu’il pense pouvoir m’apporter. »
 
4.Je n’ai pas assez d’expérience pour convaincre un employeur
 
Il faut bien commencer quelque part. Mais comment convaincre un recruteur de donner sa chance à un candidat dont l’expérience peut sembler encore un peu insuffisante ? Les jeunes diplômés ou candidats en reconversion en savent quelque chose. Or pour Nelly Bergeot, manager au cabinet de recrutement Expectra, tout est une question de présentation.
 
À titre d’exemple, elle invoque l’excellent CV d’une candidate infographiste. « Bien qu’elle soit jeune diplômée, elle avait listé des missions suffisamment riches et intelligemment titrées. Et avait aussi intégré ses petits boulots. Même s’ils semblaient parfois éloignés du milieu du graphisme, ils témoignaient d’une vraie personnalité travailleuse. » Philippe Hemmerlé, responsable du cabinet CV First, confirme. «Dans ce type de situation, il faut passer du mode fonctionnel au mode descriptif, analyse-t-il. Au lieu de citer les différents postes occupés, le candidat doit détailler les aptitudes qui pourraient intéresser le recruteur. »
 
5.Trop qualifié, je n’ai aucune chance
Face à la crise – ou parce qu’ils aspirent à moins de responsabilités – certains candidats revoient leurs ambitions à la baisse. « Tout est question de présentation car un recruteur ne prendra pas un candidat au profil surdimensionné si celui-ci risque de partir dès la première occasion, poursuit Philippe Hemmerlé. Dès lors, il faut faire passer l’idée que ce poste “inférieur” correspond avant tout à un souhait d’évolution. »
 
Après avoir occupé plusieurs postes, rien ne vous interdit de préférer vous spécialiser dans une fonction où vous vous êtes déjà distingué et épanoui. « Dès lors, il faut se projeter dans l’exercice de la fonction pour rassurer le recruteur. » En clair : rester factuel et se montrer sous son jour le plus opérationnel.
 
6. Licencié pour faute grave, personne ne me reprendra
 
Angoissé par les conséquences d’un licenciement pour faute grave sur de futurs employeurs ? Alix Floret, avocate en droit social au sein du cabinet Vaughan rappelle que « ce motif couvre des réalités très larges, comme l’abandon de poste, parfois plus ou moins négocié. Je vois souvent certains clients stressés à l’idée de ne jamais retrouver un nouveau poste à cause du motif de leur licenciement. Or les informations fournies à Pôle emploi resteront toujours confidentielles. Et le motif du licenciement ne figure pas sur le certificat de travail qu’on vous remettra. »
 
Source ; www.keljob.com

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  1. Interim paris

    C’est vrai que accepter un contrat en intérim peut être une bonne solution, surtout pour de jeunes diplômés, cela leur forgera une expérience significative dans leurs CVs ce qui n’est pas négligeable pour un employeur à l’heure actuelle…

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