Candidature spontanée, comment faire ?


La lettre de candidature spontanée peut prendre deux formes :
 
– La première répond aux mêmes critères que la réponse à annonce, sauf qu’au lieu de disserter sur l’annonce, vous allez argumenter autour de ce que vous savez de l’entreprise, qui explique pourquoi vous postulez.
 
Enfin, pourquoi auprès d’eux. Il sera question de leur activité, de leur structure, de ce que vous croyez pouvoir leur apporter de concret (je ne parle pas de votre adaptabilité qui vous permettrait de vous couler dans n’importe quelle organisation).
 
– La seconde forme est plus étrange peut-être pour vous, même si cela se pratique depuis au moins 30 ans. L’idée est d’obtenir un entretien avec un professionnel qui pourrait s’intéresser à vous, et du coup, vous aider, vous conseiller, vous faire profiter de son réseau.
 
Au fond, c’est presque un parrainage que vous voulez obtenir. De l’aide, clairement, sous toutes les formes possibles, mais pas un emploi.
 
Faites un courrier qui permette à cette personne de vous recevoir en prétendant que ce n’est pas dans la perspective de vous embaucher.
 
Donnez-lui l’occasion de donner un coup de main sans se sentir agressée par une demande d’emploi.
Devenez quelqu’un qu’on connaît avant d’être candidat. À quelqu’un que je connais, je demande si tel poste pourrait l’intéresser.
 
Je porte sa candidature aux RH. Pour lui ou elle, je téléphone à mon ami Machin, à la Compagnie Générale du Fil de pêche.
 
La lettre expliquera pourquoi vous vous adressez à cette personne, ce qui vous « lie » à elle; ce que vous attendez de cette rencontre et peut-être aussi pourquoi il vous semble que cela pourra aussi être intéressant pour elle ( par exemple lui faire connaître le cursus de formation qui est peut-être différent de ce qu’elle a pu suivre, ou qui est méconnu. Etc.
 
Vous l’avez compris, il faut trouver un professionnel qui pourra s’intéresser à vous, pas un gestionnaire de RH qui par définition ne gère que des candidatures, sauf bien-sûr si vous visez ce métier.
 
Je vous rappelle que les enquêtes sur les pratiques de recrutement montrent que parmi les candidats finalement engagés, si 48% proviennent des annonces, près d’un sur 5 vient du « réseau du recruteur » .
 

 
Je me souviens de cette histoire : j’ai une fois conseillé un cadre, monsieur A. pour obtenir un entretien, sur le mode que je viens de décrire, auprès d’un responsable dans une entreprise.
 
Il a été reçu, et l’entretien s’est bien déroulé : conseils sur son CV, une ou deux pistes d’autres personnes à rencontrer dans d’autres entreprises de la part du responsable en question, et on se quitte en bons termes.
 
Pas d’opportunité immédiate dans cette structure. Quelques semaines plus tard, l’entreprise passe une annonce pour un poste à l’Apec. Et c’est monsieur A. qui est recruté.
 
Commentaire de l’entreprise : « Les candidatures venant par l’Apec étaient intéressantes, mais nous avons finalement recruté quelqu’un que nous connaissions ».
 
Notre enquête sur les pratiques montre aussi que si les étapes de la sélections sont nombreuses, que l’entreprise prend pas mal de précautions pour évaluer les candidats, elle va plus vite et plus légèrement quand ce candidat est déjà connu.
 
Devenez quelqu’un qu’on connait avant d’être candidat. Ca change tout.
 
Source ; blog-expert.jd.apec.fr
 
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