Dans quel secteur les embauches ont le plus de chance d’être couronnés de succès ?

Tous secteurs confondus, 16% des embauches en CDI, soit un peu moins d’une sur six, n’ont pas survécu à la période d’essai, tant à l’initiative de l’employeur qu’à celle du salarié. C’est ce qui ressort du dernier baromètre du cabinet de conseil et d’audit Mozart consulting, qui s’est penché sur les recrutements de l’année dernière.

Or d’après les auteurs de l’étude, ces échecs n’ont rien d’anodin: ils coûteraient entre 50 et 100 000 euros chacun, suivant le profil du candidat, « sans compter la démobilisation tacite du reste des salariés en poste et l’impact sur le retard des projets engagés », écrit le président du cabinet, Victor Waknine.

Le « taux d’échec du processus d’embauche » calculé par les auteurs diffère toutefois d’un secteur à l’autre. Parmi ceux où il est jugé « maîtrisé », on trouve l’industrie, l’informatique, les activités financières et les assurances, les médias et les télécoms. Il est en revanche qualifié de « moyen » dans les transports et la logistique, et même « insuffisant » pour l’agroalimentaire.

Les services sont donc parmi les plus mal notés, avec 17,6% d’abandons: « Malgré une baisse tendancielle sur l’ensemble des secteurs, [ils] restent depuis 2009 le secteur le plus touché par une non maîtrise du processus d’embauche (…). Ceci s’explique principalement par un taux de sorties en période d’essai deux fois supérieur aux autres secteurs et un taux d’embauche identique », indiquent les auteurs du baromètre.

Peu d’échecs dans la construction

Dans l’hôtellerie et la restauration, le degré de maîtrise du processus de recrutement est même jugé « défaillant », avec 24% d’échec des embauches. A l’autre bout de l’échelle en revanche, la construction enregistre un taux d’échec de ses embauches d’à peine 10% seulement, « compte tenu de la rareté des métiers du BTP sur le marché du travail ».

Les ruptures de contrats pendant la période d’essai ont aussi fortement baissé dans les télécoms, notamment parce que « la concurrence exacerbée entre les quatre opérateurs a généré une forte réaction dans l’accompagnement des collaborateurs dès le recrutement », note l’étude.

D’après une étude publiée en janvier par le cabinet Mercuri Urval, 65% des entreprises interrogées ne possèdent pas de processus d’intégration de leurs collaborateurs. Et les divergences de vue entre débutants et managers se révèlent si fréquentes que près d’un salarié sur deux a envisagé de quitter sa société pendant sa période d’essai.

Publié le 10/12/2012 – Lexpress.fr – Par Alexia Eychenne

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