De l’art de rater un entretien d’embauche

De l’art de rater un entretien d’embauche

 

En plus d’être le premier réseau social professionnel destiné aux étudiants et aux jeunes diplômés, Yupeek donne aussi des cours, notamment à ICN sur un module spécialement consacré à l’e-réputation et aux réseaux sociaux. Dans le cadre de ce cours, les étudiants sont invités à optimiser leur présence sur les réseaux sociaux et à entamer une stratégie de publication de contenu. Dans son infinie gentillesse, Noé a décidé de leur laisser l’opportunité de s’exprimer en tant que contributeur sur le blog !

Petite typologie poussée à l’extrême de personnages qui louperont à coup sûr leurs entretiens d’embauche:

 

Le Je m’en foutiste

Le jour de l’entretien, il se réveille en retard, et encore, il a même du mal à se rappeler ce qu’il a bien pu oublier. Il enfile à la hâte une chemise froissée, il a l’air tout sauf classe et sérieux. En arrivant, tout en mâchant son chewing-gum, il explique avoir rendez-vous avec « le type qui s’occupe du recrutement » (là, il faut comprendre le DRH). Lorsqu’enfin, il est face à celui à qui il doit faire bonne impression, il ne pense évidemment pas à jeter son chewing-gum qu’il mâche au ralenti et en faisant tout le bruit possible.
Et quand vient la question des motivations à obtenir le job, il se rend compte qu’il ne se souvient plus vraiment à quoi il postule. Stratégiquement, il décide de parler globalement pour que ça ne se voit pas : « Oui donc en fait, je vais être honnête avec toi, j’ai besoin d’argent, ces temps-ci avec la crise, c’est pas facile, du coup, je serais prêt à accepter n’importe quel job, mais attention, je le ferais bien, parce que je sais être consciencieux ! »… (Evidemment, il l’aura tutoyé et il se sera tiré une balle dans le pied en disant qu’il s’en fout de ce qu’il fait tant qu’il peut gagner de l’argent…).
L’entretien touche à sa fin. En bon meneur d’entretien, le DRH lui demande s’il a d’autres questions et comme ça ne suffisait pas, le je m’en foutiste ajoute un truc du genre : « et sinon, on commence à quelle heure le matin ? Non parce que si je veux être efficace, il ne faut pas non plus que je me lève trop tôt… »

 

Le Stressé

En voilà un complètement différent : surdiplômé mais pas très à l’aise – pas du tout, même – avec les entretiens d’embauche. Il part avec une heure d’avance alors qu’il habite à 15 minutes parce qu’ « on ne sait jamais, il peut y avoir des imprévus sur la route ». En arrivant très en avance, évidemment, il attend, il tourne en rond, il se refait l’entretien 20 fois dans sa tête, il angoisse… Quand vient enfin l’heure de monter et qu’il arrive à la dernière marche de l’escalier qui le sépare de l’accueil de l’entreprise, stressé, il rate la marche. Il se relève, ne sait plus où se mettre, la standardiste le rassure, appelle le directeur qui vient le chercher. Plus il s’approche du bureau, plus il angoisse, il bégaye, et il finit par se louper…
Et lorsque le stressé est vraiment perdu en entretien, il peut même devenir mytho : s’inventer un passé, des loisirs… Et là, à coup sûr, il se loupe.

Le stressé qui devient mytho, c’est souvent comme ça que ça se termine.

 

Le Pédant

Le dernier, c’est le pédant. Celui qui est persuadé que c’est déjà dans la poche avant même d’avoir commencé. Il se vantera d’avoir des relations – généralement des relations un peu tirées par les cheveux du style « Le parrain de la cousine de mon père est une très bonne amie de M. X » -, persuadé que ça lui donne le droit d’être condescendant. Il aura des exigences, toutes sortes d’exigences : confort, installation, avantages, salaire – bien évidemment, il s’imaginera qu’il peut demander un salaire de cadre alors qu’il n’est que stagiaire -, bref… pour tout recruteur un tant soit peu normal, le pédant paraît insupportable.

Finalement que vous soyez diplômé, compétent ou intéressant ne risque pas de vous sauver s’il vous arrive un de ces trucs là.

 

Article publié le 10 avril 2013 –  rhdenoe.com – Laurie Thomazo, Lionel Mihesso, Kahina Bettahar, Juliette Seurat, Margaux Bellevallée, Jessy Carthieux, Elsa Bonnet, Mehdi Bouhouche, Vincent Farcy et Florian Marques

 

 

Les soirées Plug&Work by Moovijob : LE rendez-vous des jeunes diplômés avec l’emploi dans toute la France !

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