De nombreux emplois à pourvoir dans la cybersécurité !

La cybersécurité, un secteur de niche ? Plus vraiment ! Avec l’essor des communications, les entreprises font face à de multiples dangers : espionnage, cybercriminalité, attaques d’entreprises avec des menaces de type phishing, ou encore hackers débutants… Que ce soit les banques, les assureurs ou les grands groupes, « plus personne n’est à l’abri d’une attaque », rappelle Michel Van Den Berghe, le directeur général de la société Atheos et directeur d’Orange Cyberdéfense, qui prévoit une trentaine d’embauches en 2014.

Même constat à l’entreprise Sogeti : après avoir recruté à la mi-janvier l’ex-directeur technique de la DGSE Bernard Barbier à un poste de conseiller spécial en cybersécurité, cette SSII (société de services en ingénierie informatique) prévoit elle aussi de recruter une centaine de personnes d’ici à la fin de l’année.

Une pénurie de candidats

Face à de tels besoins, les entreprises en service informatique s’arrachent les jeunes diplômés dès leur arrivée sur le marché du travail. « Nous recherchons des profils techniques liés à la sécurité, mais aussi des personnes qui possèdent une formation bancaire ou en process industriels pour comprendre les risques auxquels sont confrontés nos clients », précise Patrick Ragaru, directeur des opérations à la SSII Lexsi, qui prévoit 50 embauches en 2014.

Pour Laurent Trébulle, directeur des relations entreprises à l’école d’ingénieurs Epita, « on peut s’attendre à près de 1 000 à 1 200 recrutements en 2014, alors que le nombre de jeunes diplômés se situerait plutôt entre 200 et 300 par an ».

Comme beaucoup de secteurs en émergence, la cybersécurité est le paradis des geeks… et des autodidactes. Si les formations spécialisées en cybersécurité proposées par les universités ou les écoles d’ingénieurs (licences, masters) sont des valeurs sûres, il n’est pas rare de voir des hackers se reconvertir en experts de la sécurité. « On a déjà vu des jeunes en échec scolaire capables de décortiquer les systèmes d’information et de détecter les failles », rappelle Michel Van Den Berghe. Un conseil : si vous êtes passionné d’informatique, foncez !

« Ce métier ne se limite pas à l’aspect technique »
Létitia Combes, 24 ans, consultante au cabinet indépendant français spécialisé en sécurité informatique, Lexsi, détaille à metronews les spécificités de son métier. Interview.

Comment avez-vous démarré dans la cybersécurité ?
Je suis arrivée dans ce domaine un peu par hasard : je voulais faire du conseil et le domaine de la sécurité m’intéressait. J’ai été embauchée chez Lexsi en novembre 2012, après une formation en école d’ingénieurs généraliste et un double diplôme en management obtenu à Londres.

En quoi consiste votre travail ?
J’accompagne au quotidien les clients sur différents types de missions, en les conseillant par exemple sur la continuité de leurs systèmes d’information, la gestion de crise ou encore la protection de leurs données. Je fais également des diagnostics ou des études de besoins, ainsi que la planification des phases opérationnelles.

Existe-t-il beaucoup de préjugés sur le secteur de la cybersécurité ?
Souvent, les gens ne savent pas vraiment ce que je fais. Beaucoup pensent que ce métier est assez technique, alors qu’en sécurité il existe finalement des métiers très variés qui permettent de rencontrer tous types de problématiques et d’apprendre à chaque mission.

Où se former ?
Il existe plus d’une dizaine d’universités ou d’écoles formant à la cybersécurité. Parmi elles : l’Epita (master SSI), les écoles Télécom ParisTech et Supélec (master spécialisé en cybersécurité), l’Université de technologique de Troyes (master SSI), l’Upec (master 2 commerce électronique option cybersécurité), l’université de Valenciennes (licence collaborateur pour la défense et l’anti-intrusion des systèmes informatiques – CDAISI).

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