De plus en plus de cadres dans l’Economie Sociale et Solidaire

L’économie sociale solidaire devient un secteur économique à part entière qui vit avec ses propres principes. L’économie sociale englobe un large éventail de groupes communautaires, de bénévoles et d’activités sans but lucratif. Ce sont des activités productrices de biens ou de services, exercées par des coopératives, des associations, des mutuelles ou des fondations. Leur éthique repose sur une vocation de service à la collectivité, sans finalité de profit, l’autonomie de gestion, la gestion démocratique et participative et la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus. L’APEC a mené une enquête sur la « Situation professionnelle et la rémunération des cadres ». 1000 cadres d’association, coopérative, mutuelle ou fondation ont été interrogés. De grandes tendances se dégagent. Plus des 2/3 sont satisfaits de leur situation professionnelle, un résultat plus élevé que celui des cadres du secteur privé.

Les cadres de l’économie sociale et solidaire, souvent en quête d’un monde plus juste occupent des fonctions à responsabilité aussi importante que dans le privé à but lucratif. L’ESS pèse à peu près 14% des emplois salariés du privé selon cette étude de l’Apec. 235000 cadres y travaillent, 60% dans des associations, 25 % dans des coopératives, 11 % dans les mutuelles et 4 % dans fondations. Le taux de féminisation de 47% est plus élevé que celui du secteur privé (34%). Ce sont en majorité des cadres de plus de 50 ans, Bac+5 à 59 % et + 3 à 15%, de formation instituts d’études politiques, CNAM, instituts de gestion sociale, Ecoles des hautes études en santé publique, avec des options sciences humaines et sociales, gestion-comptabilité, environnement-agronomie, social, médical ou culturel. 75% travaillent dans les services de santé, action sociale et banque-assurance dans des fonctions gestion, finance, administration pour un tiers, en général dans des PME à périmètre d’activité national de moins de 250 salariés et pour 25 % d’entre dans des structures de plus de 1000 personnes. Malgré une rémunération moins élevée en moyenne de 22% avec un brut annuel médian, ils se reconnaissent plus satisfaits et épanouis de leur vie professionnelle que ceux du secteur privé, privilégiant l’équilibre vie privée/vie professionnelle, ambiance de travail, niveau de rémunération.

Les sociétés d’assurance ou de banques sous la forme de mutuelles ou de coopératives (tel Crédit agricole) sont obligées par l’Union européenne de devenir des sociétés commerciales. En Europe, les coopératives comptent 63 millions de membres et plus de 370 milliards d’euros de CA, les mutuelles de prévoyance 47 millions de sociétaires et 22 milliards d’euros de CA. Pour l’Insee, en 2007, l’économie sociale comptait près de 10 % de l’emploi salarié national, 10% du PIB réalisés par 800 000 entreprises et 2 millions de salariés. Le ministère chargé de l’économie sociale et solidaire a mené une campagne d’information en novembre 2012 pour favoriser le développement des acteurs. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Investissements d’Avenir, la Caisse des Dépôts gère une dotation de l’Etat de 100 M€ en faveur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Il s’agit dans une logique de cofinancement privé-public de renforcer les quasi-fonds propres de 2 000 entreprises du secteur et de créer ou consolider 60 000 emplois. A l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, des municipalités se sont mobilisées aux quatre coins de la France. »L’économie sociale et solidaire (ESS) compte 2 350 000 salariés en France (soit plus de 10% des salariés) et a créé près de 400 000 emplois ces dernières années, soit près de cinq fois plus que le secteur de l’automobile. De plus, 500 millions d’euros ont été mis à sa disposition par la Banque Publique de l’Investissement. L’ESS appelle à une mobilisation des territoires, des sociétés et des collectivités locales. Pour ce faire, des règles du jeu novatrices ont été établies afin de rassembler des personnes impliquées dans la mise en œuvre d’un projet, de concilier intérêt collectif et performances économiques en plus de fonder leur organisation sur la démocratie, l’innovation et le développement durable ». source Cheikh Dieng

Publié le 02/12/2012 – Cadresetdirigeants-magazine.com – Par Reid Nalliat

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