Devenir infirmier(ère) militaire, pourquoi pas ?

L’infirmier militaire
Pour travailler au service de santé des armées, il faut respecter une procédure de recrutement spécifique incluant une formation militaire préalable et une période probatoire, puis accepter des conditions d’emploi particulières. Mais cela en vaut la peine, car ce métier offre une grande richesse de situations.

L’armée forme ses propres infirmiers qui serviront ensuite au sein des neuf hôpitaux d’instruction des armées, des centres médicaux des armées (terre, air et marine), de la gendarmerie nationale ou de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Mais elle recrute aussi directement des IDE sortis d’Ifsi.
Les infirmiers militaires ont une double appartenance : à une profession et à une institution très codifiée. « Etre infirmier militaire, c’est faire le choix d’inscrire son exercice professionnel et son parcours de carrière dans le cadre du service de santé des armées, de ses valeurs, de ses missions militaires et de ses actions de santé publique. L’infirmier militaire en connaît les fondements légaux, réglementaires et statutaires et en accepte les contraintes en termes de mobilité professionnelle comme géographique et de compétences techniques et militaires », précise l’Ecole du personnel paramédical des armées (Eppa).

Neufs hôpitaux d’instruction
Les professionnels recrutés sur titre après une sélection sur dossier vont exercer au sein d’un des neuf hôpitaux d’instruction des armées. Trois sont situés en région parisienne, un à Lyon, un à Brest, un à Metz, un à Bordeaux, un à Marseille et un à Toulon. Ce parc hospitalier participe au service public hospitalier et accueille toutes les catégories de patients, militaires et civils (60 % des patients).
Durant leur période de formation à l’Eppa (identique à celle de tout Ifsi, mais réservée aux 18-25 ans), les étudiants perçoivent 1 200 euros par mois. Ils sont répartis entre toutes les armes : terre (dont Légion étrangère), air, marine, sapeurs-pompiers de Paris et service de santé des armées. Après l’obtention du diplôme, ces infirmiers dits « des forces », qui ont le titre de sous-officiers, servent au sein de leur arme dans les centres médicaux des armées. Dans un second temps, ils ont la possibilité de demander à servir dans un hôpital d’instruction des armées ou dans une autre arme.

Le parcours de formation a des conséquences sur la durée d’engagement. Les infirmiers diplômés de l’Eppa s’engagent à exercer au moins le double de la durée de leur formation ; ceux arrivés dans la Grande Muette le diplôme en poche signent un contrat initial de deux à cinq ans, renouvelable.

Le statut de Mitha
En théorie, les infirmiers militaires exercent sous statut de militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (Mitha) (1). « Les Mitha sont constitués des 17 corps identiques à ceux de la fonction publique hospitalière (FPH). Ces corps de militaires ont une hiérarchie particulière et ne comportent pas d’assimilation avec la hiérarchie militaire générale. Les grades ainsi que l’échelonnement indiciaire sont ceux en vigueur dans les corps homologues de la FPH. A cette rémunération s’ajoutent des primes et indemnités propres à l’état de militaire », peut-on lire sur le site du service de santé des armées.

L’armée compte également du personnel civil qui exerce, aux côtés des militaires, des fonctions paramédicales à différents niveaux de responsabilité. Ces professionnels civils peuvent avoir le statut de fonctionnaire, d’ouvrier de l’Etat ou de contractuel (2). Dans cette catégorie de personnel civil, on retrouve notamment les infirmières de la fonction publique hospitalière qui ont demandé à être détachées pour effectuer un contrat d’engagement au terme duquel elles retrouvent leur administration d’origine. Tout nouveau diplômé d’un Ifsi civil peut aussi postuler.

Vos missions, si vous les acceptez…
Du côté des missions, l’armée propose une grande richesse de situations. L’infirmier des forces, qui peut exercer dans plusieurs types de centres médicaux (ceux des troupes alpines, des troupes parachutistes, à bord d’un bâtiment de la marine nationale, d’un sous-marin, sur une base aérienne…), est chargé des soins préventifs et curatifs, participe à la vérification de l’aptitude du personnel à son emploi, notamment en conditions opérationnelles.

Comme l’infirmier des forces, l’infirmier affecté dans l’un des neuf hôpitaux militaires peut exercer sur le théâtre d’opérations extérieures en participant au fonctionnement des antennes chirurgicales et des hôpitaux médico-chirurgicaux déployés ou dans le cadre de missions d’assistance humanitaire. En soutien des forces, son travail consiste à pratiquer des soins médicaux spécialisés sur les militaires et à recevoir des blessés rapatriés des opérations extérieures.
Son second champ d’intervention concerne le service public hospitalier. En effet, ouverts à tous les assurés sociaux et assimilés à des CHU, ces hôpitaux sont des établissements polyvalents de soins pour adultes. Ils participent à ce titre au déroulement des plans gouvernementaux de secours mis en œuvre pour faire face à un afflux massif de victimes.

Publié le 13/10/2011 – Espaceinfirmier.com – Olivier Quarante

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