Jeunes diplômés : quel salaire demander ?


 
Pas évident de négocier son salaire quand il s’agit de son premier CDI ou CDD.
 
Et s’il suffisait simplement d’en parler sans tabou. Quand et comment aborder la question ? Quel montant demander ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Conseils de recruteurs de jeunes diplômés.
 
Négocier son premier salaire : 12 erreurs à ne pas commettre
 
1. Donner seulement un montant
 
C’est un manque de souplesse qui ne laisse pas la porte ouverte à la négociation. Le plus simple est de communiquer une fourchette variant de 10 à 15 %. Qu’il s’agisse de répondre à l’oral ou, par écrit, dans un dossier de candidature donné par l’entreprise.
 
2. Annoncer une fourchette basse trop basse
 
Si vous annoncez une fourchette trop basse, le recruteur peut vous dire banco sur le montant le plus bas…
 
Et ce n’est, qu’une fois embauché, que vous rendrez compte que votre voisin de bureau gagne 200 € de plus que vous, sans avoir eu besoin de négocier. Pour éviter cet écueil, vous pouvez remplacer la fourchette par une formule du type “J’aimerais gagner environ” ou “autour de”.
 
3. Se reposer sur son école ou sur son diplôme
 
“Mon école me dit que…” n’est pas un argument. C’est juste une phrase qui énerve les recruteurs. Maintenant vous le savez !
 
4. Penser en net
 
Attention, un salaire se négocie toujours en brut. Ce n’est pas au recruteur de sortir une calculatrice ! Mais bien à vous de faire le calcul avant de venir.
 
5. Penser mensuel
 
Ce n’est pas dramatique de donner un salaire mensuel (à partir du moment où il est en brut), mais ce n’est pas très professionnel. Vous n’êtes pas en train d’annoncer votre budget.
 
Par contre, n’oubliez pas de vous faire préciser si c’est sur douze ou treize mois.
 
6. Évoquer le sujet d’entrée
 
Commencer l’entretien par le salaire : c’est du quitte ou double. Vous laisserez croire que votre motivation première, c’est l’argent.
 
À vous d’assumer : ça ne passe pas dans toutes les entreprises et pour tous les métiers.
 
7. Se braquer
 
Céline Lachenal, chargée du recrutement et de la mobilité dans l’entreprise de certification SGS, se souvient du cas d’une jeune femme qui devait être embauchée à l’issue de son stage : “L’offre qu’on lui avait faite était inférieure aux salaires pratiqués à la sortie de son école.
 
Elle l’a mal pris, nous disant qu’elle valait plus. Son attitude cavalière ne nous a pas donné envie de faire un effort, alors qu’on avait détecté chez elle un potentiel important et qu’on avait très envie de la garder.”
 
8. Se brader
 
Autant une entreprise ne vous reprochera jamais d’être trop gourmand, autant elle n’aimera pas que vous cherchiez à inspirer la pitié. Inutile donc de solliciter un stage plutôt qu’un CDI.
 
9. Se tromper d’interlocuteur
 
Les managers opérationnels ne vous reçoivent pas en entretien pour parler rémunération, jours de RTT ou titres restaurants.
 
C’est au cours de l’entretien avec les ressources humaines (que cet entretien soit placé avant ou après celui avec l’opérationnel) qu’il faut parler salaire “et penser à poser toutes les questions”, insiste Maryline Albouy, responsable du recrutement de la SSII Logica.
 
10. Ne pas jouer la transparence
 
On vous propose mieux ailleurs ? Dites-le ! C’est un argument qui peut faire fléchir l’entreprise.
 
“Quand je reçois des candidats, leurs prétentions me permettent aussi de réajuster ma grille au niveau du marché, surtout quand je crée un nouveau poste ou que je recrute sur des métiers en tension”, souligne Céline Lachenal, de chez SGS.
 
11. Négocier d’arrache-pied
 
La politique salariale dans toute entreprise répond aussi à une logique interne. Les PME ne joueront donc jamais la surenchère pour vous avoir. Dans les grandes entreprises, les grilles sont trop précises pour en déroger.
 
12. Vouloir tout, tout de suite
 
La fréquence des augmentations est tout aussi intéressante que le montant du salaire.
 
Dans les grandes entreprises, l’évolution est programmée, vous saurez à quoi vous en tenir. Dans les PME, le premier salaire est parfois moins élevé que dans un grand groupe, mais les augmentations se négocient plus facilement à la carte et surtout plus rapidement.
 
Dans les cabinets de conseils, chaque fin de mission peut pratiquement donner lieu à une réévaluation.
 
Quant aux commerciaux, leur fixe est rarement négociable en début de carrière, mais la part de variable permet, en fonction des résultats, d’obtenir vite plus de responsabilités et donc un fixe plus important, dans un métier à fort turnover.
 
Une seule règle cependant : quel que soit le poste occupé, rien ne sera jamais écrit sur votre contrat. Ce sera à vous de faire vos preuves pour gagner plus !
 
Source ; letudiant.fr
 
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