Jeunes Dip’ : les armes anti-chômage qui marchent ailleurs en Europe


Apprentissage, «garantie jeunesse», «smics jeunes» : ces recettes anti-chômage permettent à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Suisse et aux pays nordiques d’afficher des taux d’emploi de leurs jeunes bien meilleurs qu’en France et dans le sud de l’Europe.
 
Une fois encore, l’emploi des jeunes marque une ligne de fracture en Europe.
 
Les bons élèves qui affichent un taux de chômage des moins de 25 ans inférieur à la moyenne européenne (23,3 % en septembre) se situent au Nord quand les pays du Sud – Grèce, Espagne, Italie, Portugal – enregistrent des chiffres de sous-emploi records.
 
L’Allemagne est de loin le champion avec le taux de chômage des jeunes le plus bas (7,7 %).
 
Allemagne, Autriche, Suisse: l’apprentissage
 
À l’évidence donc, les solutions mises en place outre-Rhin depuis plusieurs années, axées sur l’alternance et l’apprentissage, qui s’appliquent aussi en Suisse et en Autriche, fonctionnent. Si l’on compare avec le système français, les apprentis allemands font un cursus de trois ans contre un an et demi en France.
 
Surtout, il est nettement plus valorisé. Pour preuve, 60 % des jeunes Allemands de moins de 20 ans choisissent cette voie et peuvent récupérer ensuite l’enseignement général. Un bémol cependant, l’apprentissage est en perte de vitesse.
 
Les contrats ont enregistré l’an dernier une baisse de 3 % et, en août, il restait encore des milliers de places vacantes. En cause, des problèmes d’adéquation entre l’offre et la demande et surtout un recul de la démographie avec de moins en moins de jeunes scolarisés.
 
C’est pour cette raison que Angela Merkel pousse auprès de ses partenaires européens le projet «Erasmus de l’apprentissage», sur le modèle des étudiants qui a fait ses preuves.
 
Pays nordiques: la «garantie jeunesse»
 
En Autriche, l’accent est mis sur la formation. Le pays applique depuis 2008 une garantie «d’emploi et de formation». Concrètement, les jeunes de moins de 18 ans sortis du système scolaire, sans apprentissage ou stage, suivent une formation financée par les services publics.
 
Ceux âgés de 18 à 24 ans ne doivent pas rester plus de six mois inscrits au chômage sans qu’on leur propose une formation, un stage ou un contrat aidé. La «garantie jeunesse», principe acté l’an dernier par la Commission européenne, s’applique aussi dans les pays nordiques: Danemark, Finlande et Suède. Le Danemark, en particulier, mise sur une politique active de recherche d’emploi.
 
Un jeune qui n’a pas trouvé un emploi au bout de six mois intègre un programme intensif obligatoire.
 
Pays-Bas, Royaume-Uni: le «Smic jeunes»
 
Aux Pays-Bas, il y a une culture des «petits boulots» dès l’âge de 14 ans, qui facilite l’insertion sur le marché du travail. Ainsi, 60 % des 20-24 ans combinent études et travail, contre moins de 30 % en France. Une démarche facilitée par l’existence de «smics jeunes» progressifs qui augmentent avec l’âge et les qualifications.
 
Cela existe aussi en Grande-Bretagne. Enfin, pour éviter le décrochage, les Pays-Bas ont rendu l’enseignement secondaire obligatoire.
 
Source ; lefigaro.fr
 
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