La SNCF, 2ème employeur en France aura embauché 10000 personnes en 2012 !

La SNCF a l’intention de recruter 500 jeunes dans le cadre des emplois d’avenir mis en place par le gouvernement, a annoncé son président, Guillaume Pepy, lors d’un séminaire de presse à Berlin en fin de semaine. Ces emplois d’avenir, ouverts aux jeunes non qualifiés, seront destinés à quatre activités, a-t-il précisé : la médiation, l’entretien du patrimoine (abords des voies), l’accueil des touristes et le numérique.
Cette annonce intervient alors que le dispositif des emplois d’avenir est actuellement en discussion au Parlement. Le gouvernement espère que les premiers contrats pourront être signés avant la fin de l’année. Ouverts aux jeunes de 16 à 25 ans pas ou peu qualifiés, ces emplois seront en partie financés par l’Etat pendant trois ans au maximum et devront comporter une formation.

FORUM DE RECRUTEMENT LE 10 OCTOBRE

Par ailleurs, la SNCF va organiser le 10 octobre à Paris un « forum de recrutement » pour l’Ile-de-France, avec la volonté d’embaucher « 570 personnes » en CDI, dont la moitié habite en région parisienne, avec des formations à la clé, a indiqué Bénédicte Tilloy, directrice générale de SNCF Transilien. « Il y a un énorme besoin de recrutement dans les métiers d’infrastructure, en particulier dans le domaine de la signalisation », a-t-elle précisé.

De gros travaux d’infrastructure sont en effet en cours sur les lignes franciliennes. « L’Ile-de-France est une urgence absolue. Face à l’augmentation du trafic, les investissements sont multipliés par deux entre 2012 et 2015, car ce sont les transports du quotidien », a précisé Guillaume Pepy, en observant que la SNCF « manque de bras » en Ile-de-France. Ces investissements s’élèvent à 6 milliards d’euros, dont 3,5 milliards pour l’infrastructure, face à une hausse de trafic depuis 2002 de 47,6 % pour le TER et de 27 % pour le Transilien.

DEUXIÈME RECRUTEUR DE FRANCE

Au total, le groupe SNCF a prévu de recruter en 2012 10 000 personnes, dont 5 300 pour l’établissement public (EPIC, établissement public à caractère industriel et commercial), l’entreprise historique SNCF qui compte 156 000 cheminots. Le groupe SNCF comptait au total 180 000 salariés en 2007 et 250 000 en 2012, selon M. Pepy, qui s’est félicité que la SNCF soit la deuxième entreprise française en termes d’embauche, malgré la crise.

Selon Le Parisien, la SNCF va embaucher plus de 40 000 personnes d’ici 2017, pour faire face à de nombreux départs à la retraite et à une hausse du trafic due à l’avantage comparatif accru avec l’automobile. « Il n’y a eu aucune suppression de postes en 2011. Si début 2012 on prévoyait de supprimer 1 000 postes dans l’année, ils ont tous été maintenus », a déclaré le PDG Guillaume Pepy au quotidien.

« Les effectifs sont désormais stables », a assuré de son côté le directeur des ressources humaines, François Nogué, ajoutant que « dans l’avenir, le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes ». M. Pepy s’est également réjoui que, grâce à une « politique de négociation », les années 2011-2012 aient connu « le plus bas niveau de conflits depuis dix ans ». Il a toutefois reconnu « des mouvements de protestation atypiques et très localisés ».

Dans la perspective de l’ouverture à la concurrence des trains voyageurs, M. Pepy a lancé le débat en interne sur le cadre social et promis « une gestion sociale aussi transparente que possible », avec en ligne de mire la nécessité de « produire moins cher ». Selon lui, « 50 % des personnels sont informés des intentions de la direction » concernant le projet d’un futur cadre social harmonisé, « protecteur et compétitif ».

LES SYNDICATS POINTENT UN « DOUBLE DISCOURS »

Les fédérations CGT et CFDT des cheminots ont mis en garde lundi contre les « doubles discours » et les annonces « en trompe l’œil » de la SNCF, soulignant que l’Etablissement public (Epic) pourrait continuer à perdre des emplois.

Dans un communiqué, la CGT souligne que les 10 000 recrutements annoncés « se feront sur le périmètre du groupe SNCF qui recouvre l’Epic SNCF et ses 923 filiales ».

Le syndicat relève que pour l’Epic, l’entreprise historique (156 000 cheminots), la SNCF « ne prévoit que 5 300 recrutements en 2012 alors que 6 900 cheminots » doivent quitter l’entreprise. La CGT souligne que l’Epic a perdu 10 000 postes au cours des cinq dernières années, indiquant que les effectifs de cheminots sont passés de 90 % des effectifs du groupe en 2007 à 62,7 % en 2012.

De son côté, la CFDT estime que l’Epic « pourrait continuer à perdre des emplois sous statut garantissant conditions de travail et de sécurité pour les personnels et répondant aux enjeux graves actuels ».

DE NOUVELLES CARTES POUR LES JEUNES

La SNCF a, en outre, annoncé le lancement, mardi 25 septembre, de deux nouvelles cartes de réduction destinées aux jeunes, les 12-17 ans et les 18-27 ans, dans une gamme renouvelée et censée répondre « aux attentes de chaque âge de la vie ». « On est jeune plus longtemps, donc il y a plusieurs sortes de jeunes », a résumé Barbara Dalibard, directrice générale de Voyages SNCF, en présentant la nouvelle offre à Berlin.

La carte 12-25 ans, mise en circulation en 1997, est donc scindée en deux nouvelles cartes offrant toujours les mêmes réductions, allant de 25 % à 60 % pour un abonnement annuel inchangé à 50 euros, mais avec des services adaptés à chaque tranche d’âge, selon la SNCF.

Pour les adolescents, la compagnie ferroviaire a sollicité les athlètes de haut niveau salariés de l’entreprise. L’entreprise compte notamment dans ses rangs la nageuse Alexianne Castel, l’escrimeur Brice Guyart ou le cycliste Mickaël Bourgain. « Ces jeunes ados sont très connectés. Nous allons donc créer des communautés, via Internet, et leur permettre de dialoguer avec nos athlètes, de participer à des entraînements ou à des compétitions », a expliqué Barbara Dalibard.

Pour les jeunes adultes, la SNCF « a enfreint sa sacrosainte règle du ‘plus vous anticipez, moins c’est cher' », a souligné Barbara Dalibard. « C’est la tranche d’âge qui souffre le plus avec souvent des revenus très modestes, voire inexistants », a-t-elle ajouté, précisant que l’âge moyen du premier CDI était de 28 ans. La carte 18-27 leur donnera désormais accès, tous les mois, à 10 000 billets à petits prix disponibles quelques heures avant le départ des trains.

Publié le 24 septembre 2012 – lemonde.fr avec AFP.

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