L’agroéquipement cherche des têtes et des bras : 5000 postes à pourvoir

Entre constructeurs et concessionnaires, ce secteur aurait 5 000 postes à pourvoir. Durant le Sima il tentera de séduire les candidats potentiels.

« Ce soudeur aura du mal à répondre à vos questions car il vient de Pologne… » Au nombre de ses 150 salariés, cette usine ligérienne de remorques agricoles, récemment visitée, compte ainsi quatre ou cinq ouvriers étrangers. La filière des agroéquipements peine en effet à trouver les ressources humaines que réclame la croissance du marché. Pour Axema, l’Union des industriels du secteur, « les perspectives d’emploi y sont pourtant supérieures en France que dans le reste de l’Europe ».

 

Fin 2012, une enquête auprès de 77 entreprises, révélait que 18 % d’entre elles souhaitaient accroitre leurs effectifs en contrats à durée indéterminée dans les douze mois suivants. Au Sima, on en saura plus sur les profils recherchés. Mais les recrutements resteront soutenus en 2013, dans les fonctions de production, vente et service après-vente. 24 % des sociétés désirent aussi renforcer leurs équipes en conception et recherche/développement.

 

« On se les pique… »

Les concessionnaires et distributeurs connaissent les mêmes soucis. « Il y a peu, nous avons eu du mal à recruter un chef d’atelier », indique ainsi Isabelle Goyard, responsable « ressources humaines » des 220 salariés du groupe Sicadima (John Deere). « Il est également compliqué de trouver des commerciaux qui possèdent à la fois un gros bagage technique, des compétences en commerce et soient à l’aise avec les chiffres pour parler financement. »

Du coup les profils « gagnants » (type BTS commercial + BTS machinisme), sont parfois la cible de chasseurs de tête, à l’instar de patrons de multinationales !

« Dans la plupart des métiers, il y a clairement un déficit de jeunes formés. Alors les entreprises du machinisme, mais aussi du secteur poids-lourds et BTP vont jusqu’à se ‘piquer’ des salariés confirmés. »

Il est vrai que pour « sortir » ou entretenir des machines plus sophistiquées qu’hier, être virtuose du fer à souder ou de la clé à molette ne suffit plus. Il faut aussi tâter de l’hydraulique, de l’informatique, des automatismes etc. « Du coup, nous incitons nos collaborateurs à acquérir en interne ces nouvelles compétences. Grâce aux anciens qui acceptent de jouer le jeu du tutorat », rapporte l’Hermitageois Philippe Jeantil.

Le paradoxe, c’est que les formations existent, mais des établissements ont du mal à les remplir. Le métier n’attirerait pas les jeunes, dit-on. Alors la filière va mener une opération séduction auprès de 300 à 400 élèves de la région parisienne. « Nous leur avons concocté un parcours des métiers au sein du Sima »,explique Isabelle Verdier, responsable de cette action. « Nous avons ciblé des jeunes engagés dans des spécialités intéressant nos entreprises – la maintenance ou les systèmes numériques et électroniques par exemple – mais pour qui le secteur du machinisme reste méconnu, et garde une image vieillotte, bien éloignée de la réalité d’aujourd’hui. »

Article publié le 17 février 2013 – entreprises.ouest-france.fr – Gwenaël Demont

 

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