Le Groupe Randstad France se mobilise pour l’égalité professionnelle

Après sa campagne de lutte contre les discriminations en 2012, le groupe Randstad France place l’année 2013 sous le signe de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il inaugure à cet effet une campagne nationale de lutte contre les stéréotypes liés à l’égalité professionnelle. Cette nouvelle campagne de communication s’appuie sur douze dessins réalisés par le caricaturiste Antoine Chéreau. Ils épinglent avec humour et sans volonté de moraliser des représentations susceptibles de produire des comportements discriminants.

« Cette nouvelle campagne de lutte contre les stéréotypes liés à l’égalité professionnelle illustre les valeurs du groupe Randstad France. Elle témoigne de notre engagement pour lutter contre toutes les formes de discrimination et reconnaît le caractère stratégique du combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes – la mère de toutes les batailles selon nous. Elle souligne aussi notre volonté de pratiquer les ressources humaines par la preuve et de contribuer ainsi à promouvoir une société de l’égalité des chances réelle », déclare Abdel Aïssou, directeur général du groupe Randstad France.

Les femmes, en France, se distinguent par leur capacité à mener de front vie professionnelle et vie familiale. Leur taux d’activité, à 66,2 % en 2011, est l’un des plus élevés d’Europe. Quant à leur taux de fécondité – 2,01 enfants par femme –, il les classe juste derrière l’Irlande. De quoi valoir à la France d’être un modèle d’égalité professionnelle ? Loin de là. Selon la dernière étude annuelle du Forum économique mondial, la France se classe en 2012 à une peu glorieuse 57e place, juste devant Madagascar.

Une des principales raisons à cette piètre performance tient dans la persistance d’écarts salariaux injustifiés entre les femmes et les hommes. Selon un récent rapport de l’OCDE, les femmes en France gagnaient en 2010, 13 % de moins que les hommes. Cette différence a notamment pour origine des représentations, fondées sur des stéréotypes, qui aboutissent, consciemment ou pas, à des comportements discriminants.

Prendre conscience des stéréotypes

L’ambition de la campagne initiée par le groupe Randstad France est de faire prendre conscience de ces stéréotypes. Une étape indispensable pour pouvoir agir et corriger les inégalités.

Dans cet esprit, Randstad a conduit en 2011 auprès de son réseau – où sont concentrés la majorité des effectifs – une étude afin d’établir un diagnostic d’égalité salariale. Il s’est avéré, qu’une fois les facteurs pouvant légitimement expliquer un écart de rémunération neutralisés (expérience, statut, fonction, etc.), le seul fait d’être une femme se traduisait en juillet 2011 par un salaire inférieur de 1,8 % à celui des hommes.

Cette cartographie a conduit le groupe à prendre des mesures correctives, telles que des efforts accrus de promotion des talents féminins par exemple. Résultat, en mars 2012, l’impact global du genre sur le salaire en défaveur des femmes était tombé à 1,1%, soit recul de 0,7 point. Malgré cet écart non significatif sur le plan statistique, le Groupe Randstad France poursuit ses efforts afin d’arriver à une stricte égalité de salaire entre ses collaboratrices et ses collaborateurs.

25 % des salariées du secteur privé qui estiment avoir été victimes de discrimination disent que c’est dû à un état de grossesse.
Source : Perception des discriminations au travail : regard croisé salariés du privé et agents de la fonction publique – CSA pour Défenseur des Droits et OIT – janvier 2012
1h48 c’est l’écart du temps passé à effectuer des tâches domestiques entre les hommes et les femmes en 2010. L’inégalité du partage des tâches domestiques ne cesse de s’accentuer avec le nombre d’enfants dans le ménage, en particulier s’il y a un jeune enfant de moins de trois ans (entre 2 et 4 heures de plus pour les femmes, selon les configurations familiales).
Source : Femmes et hommes – Regards sur la parité – Insee Références – édition 2012

47 %, c’est la proportion de femmes ayant au moins un diplôme de niveau Bac+2, parmi les générations ayant entre 25 et 34 ans en 2010, alors que la même proportion chez les hommes de ces générations est de 38 %, soit un écart de 9 points. Les écarts se creusent régulièrement depuis trente ans : il y a dix ans, les écarts de diplômés du supérieur ou assimilé entre les femmes et les hommes étaient de 5 points, et il y a vingt ans de 2 points (23 % pour les femmes et 21 % pour les hommes). Source : Femmes et hommes – Regards sur la parité – Insee Références – édition 2012

Publié le 21/12/2012 – FocusRh.com – Par La Rédaction

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