Les métiers de demain se préparent aujourd’hui


Comment former aux métiers que l’on ne connaît pas encore ?
 
C’est, en substance, le problème auquel sont confrontés les organismes de formation et les établissements d’enseignement supérieur. Certains préfèrent faire comme si rien n’allait changer.
 
Mais d’autres ne peuvent pas se permettre cette attitude. C’est le cas par exemple des 5 000 établissements de formation de la région Ile de France, qui sont de fait impliqués dans le projet du Nouveau Grand Paris.
 
Ce projet vise, d’ici 2013, à densifier considérablement les réseaux de transport et permettre ainsi l’implantation de milliers de nouvelles entreprises.
 
A terme, ce sont de 115 000 à 300 000 emplois (selon les projections auxquelles on se réfère) qui seront créés. Mais lesquels ?
 
Qui peut savoir comment se créeront les synergies et les opportunités ? Deux impératifs apparaissent pourtant : former beaucoup de jeunes aux métiers du BTP et des transports (domaines qui peinent à trouver de nouveaux talents), et privilégier ceux qui sont actuellement sans emploi.
 
Le focus sur la formation des demandeurs d’emploi, considérée comme une priorité par les pouvoirs publics français, ne doit pourtant pas inciter à délaisser la formation de ceux qui travaillent déjà.
 
Le Cedefop (Centre européen pour le développement de la formation professionnelle) a publié en 2012 une très intéressante note d’actualité sur la prévention de l’obsolescence des compétences des travailleurs européens.
 
Une enquête a été menée dans quatre pays (Hongrie, Finlande, Pays-Bas et Allemagne), qui visait à recueillir le sentiment des travailleurs sur l’état de leurs compétences.
 
Un quart des répondants a déclaré craindre l’obsolescence rapide de ses compétences; 16 % ont même considéré qu’ils étaient déjà dépassés…
 
Et pas seulement des travailleurs âgés. Ces derniers constituent pourtant, avec les travailleurs les moins qualifiés, les catégories les plus fragiles.
 
Mais les travailleurs qui occupent des postes sous-qualifiés par rapport à leurs compétences sont également en danger d’obsolescence rapide…
 
Curieusement, ce sont les travailleurs allemands qui s’estiment les plus menacés. Et les Finlandais qui ont le plus confiance en l’avenir.
 
Pourtant, ces derniers ont connu autant de bouleversements dans les méthodes de travail, les nouveaux matériels, le renouvellement des gammes de produits et de services… que les autres. Mais les Finlandais se forment beaucoup plus, et généralement sur leur poste de travail. Ceci explique cela.
 
Il n’y a pas de fatalité de l’obsolescence, nous dit le Cedefop. Des tâches intéressantes associées à une culture de la formation permettent de juguler ce fléau.
 
Et qui sait, il y a peut-être ici des idées à prendre pour la formation initiale aux métiers de demain…
 
Source ; cursus.edu
 
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