Métiers : Les valeurs sûres sur le marché de l’emploi

Des idées de métiers pour choisir ses études à l’heure de la crise

 

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Choisir un métier qui plaise en empruntant un cursus qui tape dans l’œil des recruteurs. Tour d’horizon des parcours les plus prisés.

Ingénieur

C’est LA valeur sûre qui, selon les spécialistes de l’orientation, assure un avenir tranquille à ceux qui s’y lancent. « Quel que soit le domaine, le job est assuré », résume Julie Mleczko, spécialiste de l’orientation à Studyrama, qui constate que les lycéens n’en rêvent pas forcément a priori. Des secteurs comme l’aéronautique, domaine qui peut pour le coup faire fantasmer quelques anciens petits garçons, annoncent même régulièrement que la demande de bras va être exponentielle ces prochaines années. « Certaines écoles, comme l’Estaca, liée à Supaéro Toulouse et à l’armée de l’air, pleurent pour qu’on leur envoie des étudiants », témoigne Karine Darmon, spécialiste grandes écoles à Studyrama.

L’artisanat

« C’est une filière qui ne fait pas rêver les jeunes », constate là encore Julie Mleczko. Problème de réputation – « C’est dur ! » -et de manque d’information. Pourtant, dans certains secteurs, la place est assurée si l’on embraye -après le bac aussi -sur un CAP (sans repasser les matières scolaires du coup). La boucherie manque de bras.
Boulanger-pâtissier offre également des débouchés, bien plus loin que dans la boulangerie de quartier : « Peu savent que c’est l’un des métiers qui s’exportent le mieux dans le monde entier! »

Des diplômes plus « pros »

« La valeur sûre en temps de crise, c’est de s’orienter vers des formations type BTS, DUT… » Des filières courtes où l’on entre plus vite dans le vif du métier, avec un diplôme au bout, même si la plupart des étudiants embrayent la plupart du temps sur la poursuite d’études. Côté BTS, gare aux embouteillages dans le public, dans des filières comme le tertiaire ou les arts appliqués, tandis que les filières techno ont plus de mal à remplir.
« Le duo préféré de 70% des recruteurs, hors métiers de la finance, c’est BTS + grande école, voie d’admission parallèle que les grandes écoles ne privilégient pas encore assez », observe Karine Darmon, de Studyrama. Elle note une certaine désaffection des familles pour l’option prestigieuse des prépas généralistes : « Cela repousse l’entrée dans le vif du sujet de deux ans, en la soumettant à des concours sélectifs. D’où l’attrait pour les écoles post-bac avec préparatoires intégrées, pourtant payantes. »

L’étranger, tout de suite

« Désormais, beaucoup de jeunes veulent partir pour leurs études à l’étranger dès l’après-bac », observe Sophie de Tarlé, qui anime des conférences sur les Salons de l’étudiant et des chats en ligne avec les lycéens. Une vraie tendance qui tente de plus en plus les classes moyennes, et pour cause. « Pas forcément plus cher qu’en France, parfois même plus avantageux, si l’on additionne les études qui y sont de bon niveau, les parcours ou modalités d’entrée plus souples, la scolarité et/ou la vie moins chère. » Québec offre les mêmes frais de scolarité aux Français qu’à ses nationaux et des campus incomparables. L’Ecosse joue de même la carte de frais de scolarité rikiki pour les ressortissants européens.
Suisse, Espagne Luxembourg et Belgique séduisent : « Depardieu n’est pas le seul à s’y exiler », sourit Sophie de Tarlé. Le Plat Pays comptait en 2010 16000 étudiants français, infirmiers, kinés : pas de numerus clausus et une scolarité à 800 € au lieu de 8000 €. Le compte est vite tentant, d’autant qu’on peut, le cas échéant, en profiter pour maîtriser une langue étrangère.

Article publié le 09 janvier 2013 – etudiant.aujourdhui.fr – Claudine Proust

 

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