Oui, le diplôme est une arme anti-chômage pour les jeunes en temps de crise


Une étude de l’Insee combat une idée reçue, selon laquelle les diplômes ne protégeraient plus les jeunes quand la croissance économique chancelle. Explications.
 
En temps de crise, avoir un diplôme protège les jeunes contre le chômage, presque cinq fois plus important chez ceux qui n’en ont pas.
 
L’affirmation est particulièrement vraie pour les jeunes issus d’un milieu défavorisé ou de l’immigration, selon une étude publiée mercredi 3 décembre par l’Insee.
 
A partir de 2009, la crise a rendu encore plus difficile l’insertion professionnelle des jeunes, mais tous ne sont pas armés de la même façon: en 2012, le taux de chômage constaté chez les non-diplômés, un à quatre ans après la fin de leurs études, était de 47%. Contre 10% chez les diplômés du supérieur.
 
Les sans-diplôme (catégorie incluant les jeunes ayant juste le brevet des collèges) ont en outre les emplois les plus précaires.
 
Même quand on n’a pas de diplôme, le niveau d’études joue encore: les jeunes sortis de terminale trouvent plus facilement un emploi que ceux ayant arrêté un CAP ou un BEP.
 
Et ce sont les jeunes sortant de 3e qui rencontrent le chômage le plus élevé.
 
Avec la hausse du nombre de bacheliers et la massification de l’enseignement supérieur, la part des jeunes sortis du système éducatif sans diplôme est tombé dans les années 90 de 30% à 16%, mais elle a cessé de baisser depuis.
 
Un jeune sur six sort de l’école sans diplôme
 
Entre 2002 et 2011, un jeune sur six est ainsi encore sorti de l’école sans diplôme. Conséquence: les jeunes diplômés concurrencent de plus en plus les jeunes sans diplôme.
 
Dans cette catégorie, les garçons, les jeunes issus de l’immigration ou de milieux défavorisés « sont surreprésentés », note l’Insee.
 
Entre 2008 et 2012, le taux de chômage des jeunes de milieux défavorisés non-diplômés était de dix points supérieur à celui de leurs homologues plus favorisés.
 
De même, le taux de chômage des non diplômés issus de l’immigration était nettement plus élevé que celui de leurs homologues non issus de l’immigration (55% contre 43%), dans les quatre années suivant la fin de leurs études.
 
L’OCDE a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme mardi sur l’aggravation des inégalités dans le système scolaire français et le nombre croissant d’élèves en difficulté.
 
Refaire ensuite une formation améliore cependant les perspectives professionnelles des jeunes sans qualification: une fois un diplôme en poche, ils affichent sept ans après un taux d’emploi de 11 points supérieur à celui des jeunes sans rien, selon l’Insee.
 
Pour s’insérer sur le marché du travail, la formation suivie compte aussi: les diplômés en physique ou mathématiques affichent le taux de chômage le plus faible (3,1%) parmi les jeunes ayant terminé leurs études ces dix dernières années. Les diplômés en art le plus fort (15,8%).
 
Source ; challenges.fr
 
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