Quel est le profil idéal du jeune diplômé selon les recruteurs ?

Faute de trouver des candidats correspondant à tous leurs critères, les employeurs se tournent de plus en plus vers des diplômes comme les DUT ou les bachelors, qui forment des jeunes immédiatement opérationnels.

Il sait s’adapter rapidement, spécialisé dans un métier ou un secteur. Voilà le profil dont rêvent plus de la moitié des recruteurs qui cherchent à embaucher des jeunes diplômés, selon un sondage publiée par la banque d’épreuves Passerelle, que Capital.fr s’est procuré en avant-première. Si son CV affiche en prime plusieurs expériences professionnelles, un parcours cohérent de formation après le bac, et idéalement un passage à l’international, c’est encore mieux. Seuls 7% des employeurs prennent en compte les résultats académiques pour évaluer les compétences d’un candidat.

Pour les deux-tiers des 405 DRH et autres responsables de recrutement interrogés, les diplômés d’écoles de commerce répondraient mieux à tous ces critères que leurs camarades sortant de l’université. Ceux-ci le savent bien et se montrent plus gourmands en termes de salaire et de services offerts par l’entreprise, avant de signer leur premier contrat de travail.

Pas sûr, toutefois, que cette stratégie résiste longtemps à la concurrence accrue des diplômes universitaires, en particulier des Instituts d’Administration des Entreprises (IAE), qui marchent sur les plates-bandes des business schools. Les recruteurs constatent d’ailleurs peu de différences en matière de culture générale, de connaissances académiques, de compréhension des enjeux géopolitiques ou de maîtrise des nouvelles technologies.

Le boom des bachelors

Par ailleurs, plus de la moitié (59%) des recruteurs jugent les cursus des écoles de commerce de moins en moins adaptés aux besoins des entreprises. Leur principal grief : le manque de connaissances pratiques. Ce qui pousse de plus en plus d’employeurs à se tourner vers des profils bac+2 ou bac+3, type BTS ou IUT, immédiatement opérationnels.

Pour résister à cette concurrence, les grandes écoles doivent innover. Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à proposer des « bachelors ». Encore peu connu des recruteurs, ce cursus a été importé des pays anglo-saxons. Plus d’une cinquantaine d’écoles françaises délivrent ce diplôme après un concours post-bac (Atout+3, Bachelor Ecricome, EGC, Passerelle, Tremplin), dont l’EM Normandie ou Télécom Ecole de Management. Leur principal atout : la multiplication des stages, voire un cursus en alternance, qui permet aux étudiants de se forger une solide expérience professionnelle… souvent avant de poursuivre leurs études en master.

Publié le 27/11/2012 – Capital.fr – Par Sandrine Chauvin

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