Quelques mots à propos du secteur paramédical

 

Complexe, le monde des auxiliaires médicaux ? Oui, si l’on décortique les statuts et le fonctionnement de chaque profession. En matière de reconnaissance et de liberté d’exercice, tous les métiers ne sont pas logés à la même enseigne. Si quatorze d’entre eux sont officiellement inscrits au Livre IV du code de la Santé, ce qui leur assure une base législative solide, d’autres, comme le visiteur médical, ne sont pas considérés comme des métiers du secteur paramédical. Enfin, certains métiers, comme celui de diététicien, font partie des auxiliaires médicaux, mais ne disposent pas encore d’une base législative complète.
D’où une certaine complexité du secteur dans l’exercice quotidien des professions : obligation ou pas d’une prescription médicale, remboursement partiel ou complet des actes, instauration ou non de quotas à l’entrée des centres de formation, etc. Les pédicures-podologues ne bénéficient, par exemple, que d’une prise en charge partielle des actes prescrits à leurs patients, ce qui signifie que chaque soin reste à la charge du patient, ce qui limite bien entendu le nombre de clients mais également la fréquence des visites et le nombre de séances. De son côté, l’orthoptiste voit son activité exclusivement liée aux prescriptions des ophtalmologistes, qui décident seuls de la nécessité d’une rééducation visuelle pour leur patient.
Les professions d’appareillage, quant à elles, ne figurent pas parmi les professions paramédicales dans les fiches du ministère. Leur caractère artisanal les relègue encore au rang de « fabricant » plus que d’auxiliaires médicaux. Ce qui n’empêche pas leurs représentants de travailler auprès des malades et des personnes handicapées, et parfois même au sein de services hospitaliers comme c’est le cas pour les orthoprothésistes.
Un secteur jeune
Jeune, le secteur paramédical l’est dans tous les sens du terme. Il doit tout d’abord cette étiquette plutôt flatteuse à la moyenne d’âge de ceux qui le représentent. Les auxiliaires médicaux se situent en effet dans des tranches d’âges à faire pâlir de jalousie d’autres professionnels. Les masseurs-kinésithérapeutes affichent, par exemple, une moyenne d’âge de 37 ans seulement. De leur côté, les orthoptistes ne dépassent pas 35 ans et les orthophonistes, 38 ans !
La jeunesse du secteur s’explique, par ailleurs, par la naissance assez récente de certaines professions. Non pas qu’elles aient vu le jour tardivement, mais leur développement a parfois été lent, à la fois dans les mentalités et dans la mise en place législative de l’organisation de la profession (1964 seulement pour les orthophonistes). Des métiers jusqu’alors peu développés, et souvent « marginaux » ont fait leur apparition dans la santé quotidienne des Français. Le diététicien, l’orthoptiste, le psychomotricien ou l’ergothérapeute ont peu à peu pris leur place dans la société et gagné du terrain dans les mentalités. Il y a encore une vingtaine d’années, certaines régions ignoraient jusqu’à l’existence de ces professions…
Si la jeunesse du secteur apparaît évidente, une autre particularité saute aux yeux lorsqu’on se penche d’un peu plus près sur les auxiliaires médicaux : les femmes ont pris le pouvoir ! En effet, les femmes actives sont plus que bien représentées dans les effectifs des paramédicaux. Le féminin l’emporte d’ailleurs souvent lorsque l’on parle d’infirmière, d’aide soignante ou encore de puéricultrice. Les chiffres suffisent à éclairer cette réalité.
Un secteur qui recrute
Le taux total de chômeurs dans le secteur est inférieur à 4 %. Il n’inclut pas les professions d’appareillage comme orthoprothésistes et podo-orthésistes. Ces dernières, qui ne forment qu’un faible nombre de diplômés, ignorent jusqu’au mot « chômage ».
A chaque jeune diplômé correspond un poste. Les infirmières, tout comme les orthophonistes, les pédicures-podologues, sont également très faiblement touchées par le chômage. On note que les professions les plus touchées, notamment celles de techniciens de laboratoire, et de diététicien, ne sont pas encore soumises à des quotas d’entrée au niveau des centres de formation.
Pour les salariés, les centres hospitaliers publics et privés restent le principal vivier d’emplois. Hormis ces employeurs traditionnels, des besoins réels se dessinent dans d’autres structures. Les dispensaires, les centres de santé, les maisons de retraite ou les établissements médicaux-sociaux recrutent des kinés, des ergothérapeutes, des diététiciens, des aides-soignantes, des infirmières…
L’hospitalisation à domicile constitue aussi une voie intéressante pour les infirmières et les aides-soignantes en quête de renouveau. Les entreprises commencent également à recruter des auxiliaires médicaux.

Publié par Studyrama.com – Par La Rédaction

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