Rachat de SFR par Numéricable : conséquences sur l’Emploi dans les Télécoms

Numericable vient de racheter SFR au détriment de Bouygues. Quelles conséquences pour l’emploi dans les télécoms? État des lieux chez les principaux opérateurs.

Le rachat de SFR par Numericable aura sans doute des répercussions sur l’emploi dans le secteur des télécoms qui représente environ 300.000 emplois directs et indirects en France. Voici un état des lieux chez les quatre opérateurs actuels et Numericable, qui vient d’être choisi par Vivendi pour racheter SFR, au détriment de Bouygues.

• Orange

Numéro un du marché, l’opérateur historique (ex-France Télécom) dirigé par Stéphane Richard et dont l’État est actionnaire à hauteur de 27%, emploie environ 100.000 personnes en France. Le groupe prévoit 30.000 départs naturels d’ici 2020. Il s’est engagé à recruter 4000 personnes d’ici 2015, un chiffre loin de compenser les départs, cet écart étant utilisé comme marge de manoeuvre face à la situation du marché. Stéphane Richard a indiqué récemment que le groupe serait «extrêmement vigilant» sur la redistribution des cartes dans le secteur.

• SFR

La filiale télécoms de Vivendi, enjeu de toutes les attentions, est le deuxième opérateur du pays et emploie environ 9000 personnes. Fin 2012, le groupe a supprimé quelque 900 postes via des départs volontaires. Les syndicats de l’entreprise s’attendent, quoi qu’il arrive, s’ils sont rachetés, à des conséquences sur l’emploi. L’Unsa, premier syndicat, a réclamé une «formalisation sur le maintien des effectifs» des candidats au rachat, ce que le gouvernement a aussi souhaité voir inscrit dans la licence d’exploitation qui sera transférée au nouveau propriétaire.

• Bouygues Telecom

Troisième acteur du marché, Bouygues Telecom emploie quelque 9000 salariés. En 2012, le groupe avait supprimé plus de 500 postes via des départs volontaires. Son PDG, Martin Bouygues, a multiplié, le mois dernier, les engagements sur l’emploi en promettant de ne procéder à aucun licenciement.

• Free

La maison mère de l’opérateur, Iliad, emploie aujourd’hui près de 7000 personnes, pour l’essentiel chez Free. La société, qui a pour principal actionnaire Xavier Niel, a fait une entrée fracassante sur le marché début 2012. Il a été accusé d’avoir provoqué la destruction de milliers d’emplois dans la filière (notamment dans les centres d’appel ou les réseaux de boutique) en déclenchant une guerre des prix. Xavier Niel avait affiché publiquement son soutien à Bouygues car, en cas de fusion du groupe présidé par Martin Bouygues avec SFR, il aurait pu racheter le réseau mobile de sa filiale télécoms. Ce qui l’aurait amené à recruter un millier de personnes, a-t-il assuré.

• Numéricable

Dans son offre de rachat de SFR, la maison mère du câblo-opérateur, Altice a largement mis en avant l’emploi. Le président d’Altice Patrick Drahi a ainsi déclaré: «Nous maintiendrons tous les emplois pendant 36 mois et nous en créerons de nouveaux». Il s’est engagé «à ne pas licencier, à conserver 8500 emplois chez SFR et 2400 chez Numericable, et même à recruter des commerciaux pour le marché des entreprises». Le PDG de Numericable, Eric Denoyer, a estimé de son côté que l’offre rivale de Bouygues pour SFR affecterait «au moins 3000 emplois» en raison des «doublons» entre les deux groupes.

Publié le 08/04/2014 – Lemonde.fr – Via l’AFP

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