Schneider Electrics mise sur les jeunes talents

A l’instar de la plupart des grands groupes, Schneider multiplie les initiatives pour se rapprocher du monde étudiant.
Parier sur la matière grise : c’est le virage que prennent un nombre croissant de grands groupes. L’exemple de Schneider Electric illustre bien cette démarche. Le fabricant de produits de distribution électrique est devenu en quelques années un spécialiste de la gestion de l’énergie. Il ne recrute plus seulement des ingénieurs en électrotechnique, mais cible des collaborateurs capables d’accompagner le client sur tout le cycle de l’énergie, y compris la voiture électrique ou les énergies renouvelables. Schneider a donc décidé de mener une stratégie talents offensive.
Au total, les besoins du groupe atteignent plusieurs milliers de recrues par an. En France, il table cette année sur 250 postes en CDI, dont une majorité de cadres expérimentés et une bonne cinquantaine de jeunes diplômés. « Nous recrutons surtout pour des métiers techniques, comme les réseaux intelligents ou le développement logiciel », expose Cyril Ernandez, responsable recrutement et mobilité, relations école et image employeur. Parmi les profils privilégiés, les doubles cursus : ingénieur avec une spécialisation en informatique, par exemple. Mais les ingénieurs ne sont pas les seules cibles : « Nous avons besoin de nous faire connaître aussi des écoles de gestion, notamment pour des postes de chef de projet, et des universités », poursuit Cyril Ernandez.

Domaines d’expertise

Première piste, les partenariats. Si Supélec est évidemment incontournable, Schneider collabore avec une trentaine d’écoles – d’ingénieurs en priorité. Côté universités, l’UPMC, Dauphine et Assas comptent parmi les favoris. « Nous essayons d’avoir une présence régulière sur les campus, par les moyens les plus variés », résume Cyril Ernandez. Schneider entretient en outre des relations étroites avec l’Ecole des mines-ParisTech – notamment pour ses deux mastères spécialisés montés avec l’université chinoise de Tsinghua. Autre cursus privilégié, le mastère énergies renouvelables de Polytechnique, monté à la demande de quelques industriels (Total, Saint-Gobain, PSA… et Schneider). Ailleurs, Schneider participe au conseil pédagogique de l’institution -à l’INP de Grenoble, par exemple. L’objectif étant de faire connaître ses domaines d’expertise. Les réseaux sociaux ne sont pas oubliés. Ils constituent « un puissant moyen de démultiplier la communication », estime Michel Orlhac, directeur marketing programmes éducatifs. Dernier volet, et non le moindre : à l’instar de nombre d’entreprises (EDF et son « Energy Day », Airbus, Nexter…), Schneider a créé son propre événement, baptisé « Go Green in the City ». Ce concours de « business case » basé sur les énergies renouvelables a mobilisé cette année 600 candidats. Dans le même ordre d’idées, le groupe parraine la compétition Solar Decathlon. En revanche, l’entreprise répugne à s’engager dans des actions de mécénat -même s’il lui arrive de soutenir quelques fondations, notamment par le biais de chaires. La logique est alors celle du donnant-donnant. Cette politique porte ses fruits. « Nous avons progressé de 22 places au classement Universum des entreprises préférées des futurs managers, observe Michel Orlhac. Et le nombre de candidatures que nous recevons a fortement augmenté. Nous attirons de plus en plus de jeunes, désireux de participer à cette révolution des énergies nouvelles. Nous sommes en train de changer d’image. »

Publié le 09/10/2012 – Publié sur Lesechos.fr – Par Jean-Claude Lewandowski

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