Soudeur, un métier toujours pénurique

Soudeur, un métier toujours pénurique       Randstad et l’Institut de Soudure (IS) lancent la 6ème édition du Championnat de France de soudure. Destiné à valoriser un métier manuel au coeur de la production industrielle, et de surcroît en tension, le championnat se déroulera du 26 mars au 19 avril dans 23 villes. Il s’adresse aux professionnel(le)s de la soudure – en poste ou à la recherche d’un emploi – ainsi qu’aux apprentis soudeurs. Un métier qui est aussi en pleine pénurie: il manque à ce jour environ 3000 soudeurs en France.

 

 

 

« Exigeant, technique mais aussi valorisant. Le métier de soudeur a toutes les caractéristiques d´un métier noble. Cette réalité est souvent méconnue et, à l´instar de nombreux métiers manuels industriels, la profession de soudeur mérite d´être reconnue à sa juste valeur. Revaloriser ce métier est justement l´un des objectifs que Randstad poursuit en organisant, pour la 6ème année consécutive, le championnat de France de soudure. La tâche est ´autant plus importante qu’il y a du travail à la clé. En effet, alors même que nous avons mis en emploi plus de 7 000 soudeurs en 2012, dans plus de trois cas sur dix, nous n´avons pas trouvé la compétence recherchée. Preuve, s’il en est, du caractère pénurique de ce métier », déclare Laurent Duverger, manager des centres expert Randstad.

 

Les formations sont rares

La France compte plus de 50.000 soudeurs en activité. Pour répondre aux besoins des entreprises, il faudrait au moins 3000 professionnels supplémentaires. De la mécanique à la maintenance en passant par le nucléaire, l’industrie navale et les énergies nouvelles (éolien), l’ensemble des filières industrielles recherchent des soudeurs.

A l’origine de la pénurie, une image contrastée qui ne correspond pas à la réalité du métier et, de ce fait, détourne les jeunes. Résultat, fautes de candidats, les formations se font rares. Il est d’ailleurs notable de noter que l’Education nationale ne propose plus de formation de soudeur. Désormais, les jeunes souhaitant apprendre le métier doivent se tourner vers les fédérations professionnelles, notamment l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie (UIMM). Celle-ci délivre des Certificats de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM), véritables sésames pour devenir soudeur.

Aujourd’hui, sous l’effet de la crise, la pénurie est certes moins prégnante, mais les soudeurs restent néanmoins demandés. A l’abri des effets de la crise sur l’emploi, leur rémunération est même orientée à la hausse. Ainsi, selon la dernière édition du baromètre Randstad des salaires des métiers de la mécanique et de la métallurgie, le salaire moyen d’un soudeur en 2012 s’élevait à 1.563 euros bruts, en hausse de 2,5% sur un an.

 

Un championnat ouvert à tous les amoureux de la soudure 

Le championnat s’adresse à tous les soudeurs, hommes ou femmes, en poste ou en recherche d´emploi. Les apprentis soudeurs peuvent également participer. Sur chaque étape, les épreuves mettent aux prises des dizaines de participant(e)s qui sont jugés sur trois procédés de soudure au choix : le TIG, le semi-automatique et l´arc électrode enrobée. Ces trois procédés représentent la quasi-totalité des procédés de soudure manuelle en vigueur aujourd’hui.

Evalués sur leurs performances par les experts métier de Randstad et de l’Institut de soudure, les participant(e)s se mesureront sur la plate-forme de soudage virtuel.

Trois gagnants sont désignés à l´issue de chaque étape du championnat – un par procédé. Au terme des épreuves, un(e) champion(ne) national(e) par procédé sera couronné(e). Ils remporteront chacun un iPad.

En 2012, près de 450 personnes – candidat(e)s et entreprises – avaient participé à la cinquième édition du championnat de soudure.

 

Article publié le 25 mars 2013 – regionsjob.com

 

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