Travailler dans l’aéronautique : jeunes diplômées, foncez !


Prête à devenir ingénieure, électricienne ou responsable programme chez Airbus, Thales et autres Latécoère ? C’est le moment de foncer !
 
Confrontées à un fort besoin en main-d’œuvre qualifiée, les entreprises du secteur aéronautique veulent attirer les filles pour assurer plus de parité dans les métiers spécifiques à l’activité. Ce qui les attend sur le terrain ? Travail, ambiance, salaire… retour d’expérience de cinq salariées.
 
Quinze mille personnes recrutées en 2012. Autant d’embauches prévues en 2013. S’il est un secteur qui a le vent en poupe, c’est bien celui de l’aéronautique. Au point que ses entreprises, en quête de nouveaux talents, multiplient les actions dès le lycée pour donner envie aux jeunes filles de rejoindre l’univers des avions. Car l’enjeu n’est pas seulement de trouver des bras, mais aussi d’améliorer la parité et l’égalité femmes/hommes.
 
Seulement 14 % de techniciennes
 
« Féminiser les équipes améliore le climat de l’entreprise », justifie Marie-Sophie Pawlak, présidente de l’association Elles Bougent. Parmi les partenaires de cette association qui œuvre pour la promotion des carrières scientifiques auprès des jeunes filles, de grands groupes comme Dassault Aviation, Thales, Safran ou encore EADS. Car dans l’aéronautique, on compte certes 61 % de femmes dans les fonctions administratives comme la gestion, la comptabilité, les ressources humaines. Mais elles ne sont plus que 14 % dans les fonctions de techniciens.
 
Les jeunes filles draguées dès le lycée !
 
Pour déclencher des passions chez les filles, les entreprises du secteur multiplient les initiatives. Pour la Journée de la femme, en mars 2013, le groupe Thales a par exemple invité près de 1.000 lycéennes à visiter les sites de l’entreprise pour découvrir ses métiers. « Nous espérons que ces visites pousseront ces jeunes filles à s’orienter vers les filières techniques et scientifiques et, peut-être, à rejoindre le groupe un jour », a expliqué Anne de Ravaran, directrice juridique ressources humaines Thales, en charge des actions Égalité femmes/hommes.
 
En 2012, l’entreprise Dassault a également signé un accord sur trois ans destiné notamment à augmenter d’au moins 20 % la part de femmes dans ses métiers techniques.
 
Pour décoller, cap vers une école d’ingénieurs spécialisée…
 
Signal encourageant, la présence des filles dans les écoles d’ingénieurs spécialisées – voie la plus prisée pour devenir ingénieur en aéronautique –, comme l’ISAE (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace), l’ENAC (École nationale de l’aviation civile) ou encore l’ENSMA (École nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique), augmente sensiblement.
 
À l’ENAC, le pourcentage de filles en première année est en hausse depuis trois ans. « Les filles représentaient 25 % de notre effectif en 2009. Trois ans plus tard, elles sont 28,8 % », analyse Sylvie Gay, la responsable communication de l’école. Du côté de l’ISAE, depuis 2009, 15 % des étudiants sont des étudiantes.
 
Et de plus en plus de diplômées travaillent à présent dans l’aéronautique. « On est passé de 50 % en 2010 à 83 % en 2012, précise Laurent de Tchaguine, contrôleur de gestion de l’école. On constate une vraie hausse due aux besoins croissants et aux embauches importantes du secteur aéronautique et spatial. En deuxième position arrive le secteur de la défense et spatial : en 2012, il emploie 17 % des diplômées de l’ISAE contre 10 % en 2010 ».
 

 
…Ou les filières pro, très convoitées
 
Mais l’école d’ingénieurs ne constitue pas l’unique voie pour évoluer dans l’aéronautique. Le secteur est accessible avec des diplômes du CAP (certificat d’aptitudes professionnelles) au master, en passant par les trois séries de bac général, des bacs pro et des BTS (brevets de technicien supérieur).
 
Spécifiquement, depuis la rentrée 2013, il existe trois spécialités de bac pro aéronautique : option systèmes, option structure et option avionique. Les compétences techniques de ces bacheliers sont très convoitées par les entreprises et les recruteurs recherchent souvent des candidats.
 
C’est le cas d’Emmanuel Couraud, dirigeant de l’entreprise Valantur, spécialisée dans la mécanique de précision, notamment en aéronautique. « Nous embauchons des jeunes en alternance, en bac pro ou en BTS aéronautique. Nous avons du mal à trouver des jeunes motivés. Cela dit, on trouve de plus en plus de filles dans ces métiers. »
 
Sachez enfin qu’il existe également plusieurs DUT (diplômes universitaires de technologie) et licences professionnelles en aéronautique.
 
L’aéronautique, un secteur en bonne santé
 
L’aéronautique représente actuellement plus de 310.000 emplois en France, en incluant les sous-traitants. En 2012, son chiffre d’affaires total a progressé de 16 %. La reprise de l’activité depuis 2011 a mené à un recrutement record de 15.000 emplois, dans un secteur qui a des besoins persistants en main-d’œuvre de qualité. Les entreprises embauchent d’abord des ingénieurs et des cadres (52 %), puis des employés, techniciens ou agents de maîtrise (25 %) et enfin des ouvriers à 23 % (chiffres GIFAS, Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales).
 
Source ; letudiant.fr
 
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