Twitter : outil de leadership pour les dirigeants, pourquoi ?

Selon une enquête qualitative menée auprès d’une quinzaine de dirigeants par Ipsos France et Media Aces, Twitter est un outil de leadership pour les patrons et leur offre un espace de liberté dans lequel s’exprimer sans délais ni intermédiaire.

Une enquête qualitative* menée par Ipsos France et Media Aces révèle l’intérêt professionnel et personnel des patrons pour Twitter. L’usage qu’ils en font apparaît aussi hétérogène que la twittosphère elle-même.

Au cœur de l’information
La principale raison évoquée pour expliquer que certains dirigeants ne tweetent pas consiste seulement au fait qu’ils n’ont pas essayé. Certains sont sur Twitter sur un mode passif, parce qu’il “faut y être sous peine d’être ringard”. D’autres l’utilisent comme un réseau d’échange d’informations et de veille : “c’est une agence de presse permanente qui a remplacé ma lecture des journaux papiers”, commente l’un d’eux. Dans une catégorie plus active, certains préfèrent rediffuser l’information existante que de rédiger des tweets en leur nom. “L’accès à l’information est déjà un attribut majeur du pouvoir et du leadership et, in fine, une opportunité d’affirmer sa posture de dirigeant”, commente l’enquête.

Média idéal
Les patrons les plus familiarisés avec l’outil en font un usage plus actif : rebonds sur l’actualité, flux de publications en leur nom, conversations sociales avec toutes les parties prenantes. Pour eux, Twitter est devenu le média idéal pour étendre son réseau et asseoir sa réputation, être en prise directe avec ses clients, déployer une stratégie ou déminer une crise : “Si une information est fausse, on peut la démentir avant qu’elle ne sorte dans les médias classiques”, d’après l’un d’eux. Twitter sert encore d’outil de communication interne et devient parfois un réflexe dans le process de recrutement : “Si le candidat n’a pas de compte Twitter, il ne m’intéresse pas car pour moi, c’est un gage de modernité et d’intérêt pour ce qu’on fait.” La plus grande difficulté consiste, pour ses membres actifs, à trouver une ligne éditoriale propre tout en s’interdisant les sujets personnels, la politique, les polémiques et parfois le ton humoristique, qui sied mal à la fonction.

*Réalisée sous la forme d’entretiens individuels avec une quinzaine de dirigeants d’entreprise. 

Publié le 11/06/2013 – Courriercadres.com – Par Chloé Goudenhooft

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